Le grand artiste Ahmed Meziane, connu sous le nom de scène Sid Ahmed Agoumi, a été inhumé, mardi après-midi, au cimetière d’El Kettar à Alger, en présence de hauts responsables de l’Etat, de personnalités nationales et de figures du monde de l’art et de la culture, ainsi que de nombreux admirateurs.
Sa femme avait déclaré aux médias que » Sid Ahmed Agoumi, a passé une journée et demi à l’hôpital à Paris. il est parti avec une conscience trés à l’aise. » Un dernier hommage a été rendu au défunt-artiste, drapé de l’emblème national, au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, en présence notamment du conseiller auprès du président de la République chargé de la Direction générale de la communication, Kamel Sidi Said, du conseiller auprès du président de la République chargé des Affaires diplomatiques, Amar Abba, de la ministre de la Culture et des Arts, Mme Malika Bendouda, du ministre de la Communication, Mohamed Bouslimani et du ministre wali d’Alger, M. Mohamed Abdenour Rabehi, ainsi que de nombreux artistes et responsables d’institutions culturelles, issus notamment du théâtre, du cinéma et de la télévision.
La ministre de la Culture et des Arts a exprimé sa profonde tristesse suite à la disparition du «grand artiste» Sid Ahmed Agoumi, après « une vie consacrée à la création, marquée par une présence exceptionnelle et un génie artistique hors pair ». Mme Bendouda a souligné que sa disparition constituait «une perte pour la scène artistique algérienne, le cinéma, le théâtre et la fiction», ajoutant qu’il avait interprété avec un «talent remarquable tous les rôles qui lui avaient été confiés» et qu’il avait rendus dans un «esprit profondément algérien».
De son côté, le ministre de la Communication a mis en avant les «qualités et les mérites» du défunt, estimant qu’avec sa disparition, l’Algérie a perdu «une icône artistique qui a interprété tous les rôles avec un grand professionnalisme ». M. Bouslimani a ajouté que Sid Ahmed Agoumi était « un artiste de dimension internationale» et qu’il restera « immortel grâce à ses œuvres artistiques et théâtrales ».
Plusieurs compagnons de route et jeunes comédiens ont accompagné la dépouille de Sid Ahmed Agoumi jusqu’à sa dernière demeure au cimetière d’El Kettar. Parmi eux figuraient notamment Djaffar Gacem, Abdelnour Chelouche, Mustapha Ayad, Lakhdar Boukhers, Hassen Kechache, Yasmine Ammari, Souhila Maalem, Bahia Rachedi et Fadhéla Hachmaoui, entre autres.
Les nombreux artistes présents ont unanimement salué « le charisme et la présence» du défunt artiste, sa carrière singulière et prolifique, ainsi que ses «qualités humaines », affirmant qu’ils «garderont de lui l’image d’un artiste accompli et d’un modèle pour l’ensemble des artistes algériens. »
Rédaction
Témoignage,
Hakim Taousar ancien directeur général de l’ONDA » Malgré sa noriété, Sid Ahmed Agoumi est resté humble et modeste »
Sollicité pour un témoignage sur le défunt artiste Sid Ahmed Agoumi, M Hakim Taousar, ancien DG de l’ONDA et de l’INAPI, trés connu est respecté dans l’environnement culturel, artistiques et médiatique, consultant actuellement, souligne : » Le souvenir que je garde de lui, c’est que, malgré sa grande notoriété, Sid Ahmed Agoumi est resté un homme humble est trés modeste. Il a une grande expérience de la vie et le monde culturel. il aide et conseille et oriente beaucoup les artistes. il tenait aussi beaucoup à la réussite des jeunes est la relève », a-t-il indiqué et d’ajouter que » le défunt Sid Ahmed Agoumi, était un monument du cinéma et du théatre national.

Comme tous les artistes et son environnement, » Nous avons ressentis une grande tristesse. une grande tristesse aussi, parceque, les artistes ne terminent pas généralement leurs vies dans leurs grandes carrières est situations comme les artistes des pays développés là ou il y a une reconnaissance à leurs égards est valeurs en beautés. c’est trés triste à la fois pour son décès », affirmé M Hakim Taoussar qui pour rappel, a recensé tout les artistes algériens y compris ceux qui vivent dans les zones d’ombres, pour peu qu’ils soient enrigistrés dans le fichier des algériens surtout durant la décénnie noire ou beaucoups d’artistes ont quitté le pays afin de proteger du terrorisme criminel au nom de la religion, y compris le défunt Sid Ahmed Agoumi qui a quitté le pays durant les années du terrorisme, aprés avoir assistés aux assassinats et l’enterrement de beaucoups d’artistes Algériens, comme Abdelkader Alloula, Azzedine Medjoubi,Tahar Djaout et bien d’autres noms est signatures inestimables et inoubliables.
Témoignage recueillit par Amar CHEKAR


