Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a tenu sa promesse en prenant en charge le rapatriement des dépouilles. « Avant on étaient obligé de faire des quêtes pour le rapatriement des dépouilles en Algérie. Maintenant, c’est un grand soulagement pour nous tous. Le président de la République a tenu sa promesse », a indiqué Brahim Dekhine, député de l’émigration qui appelle pour les passeports de courtes durée pour les harragas algériens, en marge de son intervention à l’APN.
Deux députés de l’émigration demandent l’introduction d’une loi qui autorise l’administration algérienne de délivrer des passeports d’une année au profit des harragas algériens, et ce, en attendant la régularisation administrative des citoyens algériens à l’étranger.
Brahim Dekhinet, député de l’émigration zone 4, souligne « Tous les pays du monde ont réglé ce problème sauf notre pays. C’est la raison pour laquelle, j’ai demandé la mise en œuvre d’une nouvelle loi qui permet à l’administration de délivrer des passeports d’une année pour les algériens résident se trouvant en France ou dans d’autres pays étrangers », a indiqué M Dekhinet, qui expliqué les raisons de sa demande, afin de faire valoir la souveraineté nationale à l’étranger en ce qui concerne ressortissants algériens à l’étranger. « Il y a des pays comme la France qui utilisent les harragas, comme une carte politique à jouer pour faire pression sur notre pays. L’Algérie peut délivrer ces passeports de courte durée, afin de régulariser leurs situations du coté algérien, comme c’est le cas de tous les autres pays qui le font », fait savoir ce député très engagé pour la question de l’émigration algérienne.
Répondant à la question de l’apport économique et financiers des émigrés algériens de manière générale, Brahim Dekhinet, répond par la plus courte des réponses : « C’est très simple pour connaitre l’apport des émigrés pour le développement de notre pays. L’Algérie n’a pas beaucoup de touristes étrangers. 85% de recettes des deux compagnies nationales, sont faites par les émigrés. Sans les émigrés, nous n’aurons ni la compagnie Air Algérie, ni de transport maritime », a affirmé M Dekhine qui poursuit sa réponse avec force et conviction « Nous attendons l’ouverture des bureaux de la banque BEA pour déposer nos comptes dans les agences de la BEA. Cela va nous permettre un meilleur rapprochement entre algériens », a rassuré Brahim Dekhinet qui n’a pas manqué également de revenir sur la promesse qui a été tenue par le président de la République Abdelmadjid Tebboune. « C’est un grand soulagement pour nous tous. Avant on étais obligé de faire des quêtes pour le rapatriement des dépouilles en Algérie. Le président de la République a tenu sa promesse », a-t-il indiqué.
De son côté, Mohamed Ouakli, représentant de la zone III, qui concerne l’Afrique, l’Asie et l’Océanie confirme et soutien de l’idée de création d’un passeport de courte durée au profit des les harragas algériens : « La Tunisie par exemple a réglé le problème des harragas depuis longtemps. Tous les pays ont fait de même. L’algérien est un pays souverain. Elle peut délivrer des passeports comme elle veut, afin de défendre ses concitoyens à l’étranger.»
Convaincu par la nécessité de la mise en œuvre d’un passeport de courtes durées aux algériens qui désirent ce document de voyage dans les prochains mois, afin de faire valoir leurs droits des citoyens algériens à l’étranger, Mohamed Ouakli, expliquent « Comme tous les pays du monde, il y ceux qui voyagent de manière légale et d’autres de manière illégale, c’est-à-dire clandestinement pour plusieurs raisons et causes. Il est temps pour l’Algérie de penser à cette solution, afin de faciliter les procédures et mettre un terme aux pays qui utilisent les harragas comme des cartes politiques au dépend de notre pays », selon M Ouakli.
A.C


