La 21é edition de la fête des figues sèches de Beni Maouche ouvre ses portes demain jeudi 23 au samedi 25 octobre au mini complexe sportif de la commune. Des dizaines de producteurs locaux et agriculteurs viendront d’autres communes de plusieurs wilayas du pays pour animer cette fête annuelle qui révèle une dimension culturelle, sociale et agricole de toute cette région montagneuse.
La figue de Beni Maouche, seul figue sèche à bénéficier du label au niveau national, au point d’atteindre un prix inimaginable qui a atteint les 3500DA/kg, conséquence de nombreux intermédiaires, devra baisser jusqu’à 2000 et 2500 DA/kg premier choix. 1800 à 2200 DA/Kg deuxième choix, a-t-on appris auprès de plusieurs producteurs qui n’ont pas manqué de déplorer l’absence d’accompagnement et de soutient aux producteurs, afin de traiter les quelques maladies rencontrées au niveau des figuiers qui disparaissent avec le temps.
Certains Agriculteurs, dont Amar Sahki qui implanté une moyenne de 600 arbres figuiers pour régénérer ce produit du terroir qui date depuis des millineaires et autres travaux agricole qui vont avec. Cependant d’autres commerçants et revendeurs avides de l’argent facile, profitent des situations au dépend d’autres agriculteurs aguerris et qui sont membres fondateurs de l’association communale des figuiers de beni maouche qui ont lancés le projet de labelisation de la figue sèche de la commune BM.
Malgré le prix, le label de la figue sèche de Beni Maouche qui a dépassé les frontières se fait vendre tant bien que mal au point de dépasser le prix de la viande rouge. « Personnellement, je vend ma production bien avant sa récolte saisonnière. J’ai des clients qui réserve l’achat de ma production toute entière et sans demander le prix. Ils savent que notre produits et de qualité sans soucis », souligne un agriculteur qui a insisté sur l’anonymat.
Après le passage de deux fêtes de la figue sèche, à commencer par la fête de Beni Djellil et celle d’Ighzer Amokrane, c’est autour de la commune de Beni Maouche de marquer son événement agricole au point de faire de la wilaya de Bejaia, le pôle de la production et de la commercialisation de ce produit du territoire qui revêt une importance particulière. Sauf que le prix affiché, reste le point noir de sa commercialisation. Nous reviendrons demain sur l’évolution de la production, qualité et les causes des prix qui flambent.
A.C


