Heureux ceux qui sont en bonne santé et n’ont jamais fréquentés les urgences. Commençant par l’accueil des patients qui constituent la porte d’entrée dans tous les soins et prises en charges des patients, « La première image choquante que l’on peut voir et constater dès l’arrivée à l’accueil des patients, c’est la forte présence des agents de sécurités avec des tenues noires et des rangers au lieux des blousons blanches qui sont dans leurs totale métiers face aux patients », regrette un parent qui accompagne leurs patients. Un autre patient rétorque et dit le contraire « Vous avez raison. Mais, le problème réside dans le nombre important des personnes de la famille qui accompagne le patient. C’est la raison pour laquelle, il y a beaucoup d’agent des sécurités à l’entrée », dit Salim, Ferkouch 45 ans environ. En effet, plaçant souvent des agents sans formation et culture et éducation en matière d’accueil, ces derniers crient beaucoup plus sur les patients et les accompagnateurs qui réagissent à l’agressivité dans la logique des choses. Cette situation de secret de polichinelle qui se répercute sur tout l’environnement médical qui est d’abord d’ordre de gestion et d’organisation, ne trouvent de réponse qu’auprès de ceux qui font la part des choses.
L’accueil, sensibilisation et l’orientation font défaut

Enregistrant un nombre qui varient entre 10 à 20 personnes et plus qui attendent leurs tours à l’extérieur et plus d’une dizaine à l’intérieur du pavillon des urgences, ni le port de bavettes, ni la distanciation de 1 mètre ne sont respecté, en plus un seul affiche qui parle de la prière, au lieu de message de sensibilisation médicale contre la covid 19 qui fait rage. Le bruit que l’on entend à l’intérieur de la salle des urgences, se profile en dehors des fenêtres. Cette situation qui ne fait ni dans l’intérêt du CHU Mustapha, ni du service lui-même, ni celui des patients qui souffrent et se résignent à la douleur, ni de l’environnement professionnel de manière générale. « Qu’est-ce vous voulez ? ». « Sortez d’ici !!! », « Simohamed ! Je parle avec vous… », Dit-il dans un langage de la rue, et quelle rue encore. Face à la situation qui interpelle les consciences de toutes un chacun, nous avons demandé gentiment si l’on peut voir le chef de service, rien que pour attirer son attention sur des comportements qui ne devront pas avoir lieu dans un service des urgence de surcroit, ce dernier pousse le bouchon plus loin, comme si il était en train de rendre service aux gens, alors que c’est son travail de le faire. « Vas vous plaindre là ou vous voulez, c’est moi le responsable du service », dit-il. Les consultations pour les cas de covid 19, ne se font qu’à partir de 7 heures du matin. Face aux nombre important des patients qui viennent à toutes heures accompagnés de leurs familles, la seule solution, c’est de prendre son mal en patience et surtout d’éviter les services anarchiques des hôpitaux.
Amina S

