Le directeur de la Santé et de la Population d’Oran a préconisé de redynamiser les centres régionaux de référence en matière de prise en charge des personnes atteintes du VIH Sida afin de réduire la pression sur le Centre Hospitalo-universitaire de la wilaya.
Interrogé par l’APS sur le nombre sans cesse croissant des malades pris en charge dans cette structure hospitalière en dépit d’un manque de moyens, notamment concernant la disponibilité des médicaments traitant cette maladie infectieuse atteignant l’immunité, Boudaa Abdanaceur a esquissé deux solutions : l’orientation des malades des autres wilayas vers leurs centres de référence ou l’attribution d’un budget spécifique au CHU pour couvrir les besoins de tous les malades.Le ministère, qui est au fait de cette problématique, peut opter à redynamiser les autres centres de référence régionaux ou attribuer une enveloppe financière spéciale pour les médicaments du sida, qui permettra au CHU d’Oran de prendre en charge les malades qui souhaitent s’y soigner, a-t-il indiqué. Redynamiser les autres centres de référence régionaux implique notamment d’assurer l’anonymat des malades et de leur garantir de garder le secret médical s’agissant leur maladie, a estimé M. Boudaa.Pour le directeur du CHU, Hadj Boutouaf, seule une commission ad-hoc serait à même d’apporter une solution au problème. Selon lui, le service concerné prend en charge près de 4.000 malades de toute la région Ouest et Sud-ouest du pays dont 900 seulement seraient issus de la wilaya d’Oran.A ses yeux, il s’agit d’une situation « inadmissible » car, a-t-il dit, il existe dans la région trois autres centres de référence pour la prise en charge du Sida, à Sidi-Belabès, Tlemcen et Bechar, qui bénéficient d’un budget pour assurer les médicaments aux malades de la wilaya et des wilayas limitrophes.

