Le président de la Commission de l’Union africaine UA, Moussa Faki, a exprimé sa profonde préoccupation suite aux derniers développements au Sahara Occidental occupé, insistant sur le règlement du conflit sahraoui en tant que question de décolonisation.
Lors de son audience avec l’ambassadeur sahraoui en Ethiopie et représentant permanent auprès de l’UA, Lamine Abaali, au siège de la Commission à Addis Abeba, M. Faki a exprimé sa profonde préoccupation suite aux derniers développements survenus dans la région d’El Guerguerat, qu’il suit de près. La cause sahraouie a trop duré d’où l’impératif de son règlement en tant que question de décolonisation en premier lieu, tout en en appuyant les efforts de l’ONU dans ce sens. Le président de la Commission de l’UA a présenté, par ailleurs, ses remerciements au Président Brahim Ghali, ainsi qu’à la partie sahraouie pour l’exposé détaillé présenté sur la situation en République arabe sahraouie démocratique RASD.
Retour aux origines du conflit
A l’entame de la rencontre, l’ambassadeur sahraoui a présenté un exposé détaillé sur les derniers développements de la question sahraouie, au regard du retour de la confrontation armée entre la RASD et le Maroc, mettant en exergue les causes à l’origine de la décision du retour à la lutte armée près de 29 ans après le cessez-le-feu. Pour le diplomate sahraoui, l’obstination et l’intransigeance du Maroc, son mépris de la légalité internationale et son obstruction du processus de paix mené par les Nations Unies et l’Organisation de l’Unité africaine OUA au Sahara Occidental sont les principales raisons du retour de la guerre dans la région, outre l’inaction et le laxisme de l’ONU face aux entraves marocaines, sous toutes ses formes, visant à outrepasser le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, à ses violations répétées des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés et au pillage de leurs richesses naturelles.
Mohamed Yalaoui

