Sollicité pour nous éclairer sur la problématique du choix de la transcription de la langue maternelle Amazigh qui se bat dans des luttes interminables entre le latin, le Tifinagh et l’arabe au point de connaître des résistances toutes azimuts et qui se repercutent négativement sur son développement durable, le professeur Mohamed El Hadi hareche, spécialiste du domaine du domaine Amazigh souligne : « La toute première traduction est faite de la langue Amazigh vers la langue Arabe au 8ème siècle. A l’état actuel, peu importe la transcription. On doit l’ecrire dans toutes les langues que l’on maîtrise pour la préserver avant d’arriver à rassembler Thamazighth dans une langue qui nous rassemble », selon M Hareche que nous avons rencontré à l’occasion de la célébration de la journée nationale du livre et de la bibliothèque qui s’est tenue du 6 au 9 juin à Boussamghoun /El Beyadh.
Définissant la transcription de la langue Amazigh en trois catégories, a savoir, Amazigh/Arabe, les gravure rupestres et le Lybique, pr Hareche souligne que la question du choix de la transcription est un faux problème. Le plus important c’est d’écrire et produire en langue Amazigh. » Ce n’est qu’ainsi que l’on peut arriver à dégager une langue qui rassemble toute les variantes de la langue des ancêtres qui permettra ensuite d’atteindre l’objectif qui va dans le sens du rassemblement et son développement durable.
Cernée dans la priorité de l’écriture et traduction dans toutes les langues sans complexe, la langue maternelle Amazigh, a encore du temps et du pain sur la planche pour convaincre les enfants de lire et écrire, mais aussi et surtout motiver les élèves pour s’interesser a la langue amazigh en premier lieu au niveaux du système éducatif national. Voire et suivre les élèves qui concentrent leurs l’energie vers Thamazighth.
La question a été posée par Algerie62 à mainte reprises au plus haut niveau du secteur de l’éducation nationale, au point d’entendre un des anciens du secteur » Ca nous dépasse » a-t-il répondu.
Tout les pays développés dans le monde, ont connus le développement durable grâce l’enseignement et de leurs langue maternelle,dont la Chine, la grande Bretagne, l’Iran, le Pakistan,la Russie etc, sauf dans notre pays qui ne finit pas de passer de colloque en colloque, sans pour autant avancer et faire le bilan avant d’asseoir de véritables jalons qui permettent de passer au stade du développement de notre langue maternelle qu’elle soit sa langue Amazighou Arabe. » « Qui n’avance pas recule », dit le dicton depuis la nuit des temps.
A.C


