Soixante 60 ans après les accords d’Evian 19 mars 1962 en suisse, le bilan des faiblesses et réalisations de l’indépendance nationale nous interpelle tous. D’abord, la reconnaissance et le respect de la mémoire des négociateurs des accords d’Evans. Qu’a-t-on fait de l’hôtel du parc qui a abrité la rencontre de la délégation algérienne avec les représentants du colon français ? Rien. Même pas une visite officielle ou officieuse pour montrer toute l’importance de ce lieu historique et sacré pour la révolution algérienne qui revient chaque année. La question a été posée il y a quelques années à un des ambassadeurs de la Suisse en Algérie et ce, à l’occasion d’un séminaire économique tenue à l’hôtel El Aurassi. « Ça appartient aux algériens de faire quelques choses pour cet hôtel. Ce n’est pas à la Suisse de le faire.» nous a répondu en exclusivité, son excellence l’ambassadeur avec beaucoup de respect et de considération à la mémoire des négociateurs qui ont réussi à remettre les colons français devant leurs responsabilité. La finalité veut que l’hôtel ait été récupéré par d’autres puis réaménagé et exploité alors que nous, « algériens » on ne cherche même pas savoir et connaître l’importance de cet établissement très cher à l’Algérie de la période coloniale et après l’indépendance nationale. La base ou le minimum. Exemple. L’Hôtel El Djazaïr (ex-Hôtel Saint-Georges) est un des plus importants hôtels d’Alger en Algérie inauguré en 1889. Le , au salon des Ambassadeurs est signé le cessez-le-feu entre le général Dwight Eisenhower et l’amiral Darlan lors du débarquement américain en Afrique du Nord2. À l’étage du dessus, la chambre occupée par le général Eisenhower a été conservée. Et, sur la porte voisine, une plaque a été apposée qui rappelle que « le général Dwight Eisenhower, commandant en chef des forces expéditionnaires alliées en Afrique du Nord a tenu son quartier général dans cette chambre entre novembre 1942 et décembre 1943».voire Wikipédia. Pourquoi pas l’hôtel du parc qui a abrité les accords d’Evans qui ont conduit l’Algérie vers son indépendance nationale après 132 ans de colonialisme et 7 ans de guerre au prix des millions de sacrifices, exploitations du peuple algérien et péages de toutes les richesses naturelles de notre pays ?. Soixante 60 ans après le cessez le feu, du 19 mars 1962, les algériens et les colons gardent toujours les feux de la haine dans les cœurs. On fait tous partie de ces algériens qui ont ce feu de la haine au même titre que tous ceux qui sont mitraillé, bombardés, brulés, soufferts et morts sous la torture coloniale pour défendre dignement la cause algérienne. N’est-ce pas un lieu, une porte pour faire valoir l’histoire, la culture, l’ouverture de l’Algérie à tous les peuples du monde ? Feu Krim Belkacem, chef de la délégation algérienne, l’a si bien dit dans sa communication après la signature des accords d’Evian «L’Algérie veut contribuer au développement de l’humanité et tous les pays du monde…». Ce n’est pas les discours religieux qui ont convaincus les forces adverses, mais, ce sont les arguments justes, honnêtes et convaincants qui ont libérés l’Algérie du joug du colonialisme. L’indépendance, n’est pas un vain mot. Respect à la mémoire des martyrs de l’indépendance nationale.
A.C

