Quitter le pays, n’est pas toujours la bonne solution. Rester et contribuer un tant soit peu, malgré tout n’est pas une mauvaise idée non plus. Il suffit juste de produire les bonnes idées et avoir le courage de dire oui aux bonnes idées et non aux mauvaises actions.
A quelques semaines de la célébration du 60éme anniversaire de l’indépendance nationale, le 5 juillet 1962 – 5 juillet 2022, un nombre indéterminé de jeunes victimes de la manipulation politique et de la falsification de l’histoire, continue de penser ou croire que c’est la France qui a donnée l’indépendance au pays. Le sujet a été déclenché lors d’une discussion amicale, lorsque ce jeune homme de 35 ans environ, gérant d’une agence de tourisme à Alger, et qui dit plus au moins aisé, balance sans réfléchir que « La seule chose qui lui reste, c’est de prendre sa valise et quitter le pays et sa famille». La déception politique, économique et sociale est bien partagée par une autre catégorie d’algériens bien conscient des tenants et aboutissants de la situation générale qui découle du quotidien national des algériens. Les algériens résident à l’étranger veulent revenir au pays, mais, ne trouvent pas comment recommencer leurs vie et activités au bled et d’autres veulent quitter le pays, sans rien faire, sauf parler et passer leurs temps dans des discussions vaines. Ce jeune homme jette inconsciemment sa bavette devant sa propre porte, sans tenir compte de la valeur de chaque mot et geste, ne sait pas aussi que ce sont ces petits gestes civique et paroles instantanées qui construisent les grandes nations. Ce genre de discours et comportement que l’on croie révolue à jamais, continuent, surgissent d’un moment à l’autre pour deux raisons principales : La première relève de la responsabilité collective de nos concitoyens eux même qui attendent tout de l’Etat. L’Etat doit leurs donner tout sans rien faire, ni entreprendre des actions à courts, moyens et long termes. Même si l’on n’avance pas, du coup, nous avons tenté notre chance. Sauf de continuer à gérer les biens hérités. D’autres parts, l’Etat qui ferme les canaux de la liberté d’expression, à commencer par les médias lourds, notamment la radio et la télévision. La presse écrite ou électronique dans tous ses états, dite libre et indépendante qui fait dans la mendicité pour décrocher une bannière de publicité pour survivre pas plus, ne peut en aucun cas apporter une plus-value si l’on suspend toutes actions pour l’enrichissement morale, culturelle, spirituels, humain et non pas attendre ce que l’ANEP donne. Algérie62, ne compte pas sur l’ANEP et n’a rien contre l’ANEP. Mais, contre le législateur des lois, comme si le développement du pays, dépend d’un bout de papier, que l’on nomme diplôme universitaire. Justement. Ceux qui ont libéré le pays du joug du colonialisme, ne sont pas diplômés dans leurs quasis majorité. Mais, convaincue de la justesse de leurs causes et engagement pour l’idéal et valeurs communes du peuple algérien qui construit son pays, juste en aimant et respectant la mémoire des martyrs. Quitter le pays, n’est jamais la bonne solution. Rester dans le pays, n’est pas une mauvaise idée non plus. Il suffit juste de produire les bonnes idées qui ne sont pas assujettis aux diplômes et encore jamais au payement de la TVA. Heureusement d’ailleurs. Autrement dit. La liberté de voyager fait partie de la vie humaine. Les voyages forment les hommes…On peut toujours servir son pays de près ou de loin.
A.C

