mercredi, juin 23, 2021

Dr Farid Benyahya, expert en économie à Algerie62: « L’administration doit accompagner et non pas entraver et créer des obstacles aux entreprises.»

Doit Lire

«Il faut mettre des réformes sérieuses sur le plan de la monnaie et du crédit. Ce n’est qu’une fois que les entreprises algériennes s’installent en Libye. Que les devises seront ramenées à partir des éxportations.» souligne farid Benyahya, expert en économie à algérie62.

Algerie62 : Vous avez visité l’exposition algéro Libyenne qui a été organisé en parallèle du forum. Qu’en est-il de l’importance de cette rencontre ?

Farid Benyahya : Depuis l’installation du président de la république Abdelmadjid Tebboune, c’est la première fois que l’on parle des choses économiques en algérie. Je dirai que la rencontre entre les algériens et libyens, est une réussite en termes politique et diplomatiques. Reste le côté économique, on doit dire qu’on pas assez de temps. Actuellement, le monde entier mise sur le marché africain. L’Afrique c’est 55 pays, c’est 1.3 millions d’habitants, c’est 3000 milliards de dollars de balance commerciale, donc il faut faire très vite. Il faut savoir aussi que la Libye est un pays qui est très riche, qui a beaucoup d’argents, convoité par la Turquie, la Chine, la Russie, l’Europe, les Etats Unis, donc l’Algérie partage l’histoire avec la Libye, elle partage plus de 1000 km de frontières avec la Libye, il y a des familles algériennes qui se trouvent à Djanet et à Illizi qui ont leurs oncles dans la partie Libyenne. Donc, cela veut dire qu’il y a des liens de sang. Donc, il faudrait que l’on exploite rapidement ces démarches et ces avantages pour pouvoir investir en Libye le plus rapidement possible. Que ce soit les investissements industriels,  les services, le secteur agricole etc.

Concrètement parlant, qu’en est-il justement de ces avantages qui sont offert pour les deux pays voisins?

Les avantages d’ordre politique. La première des choses,  l’Algérie veut participer à la reconstruction de la Libye. Les experts parlent de 200 à 300 millions de dollars pour reconstruire la Libye. Donc, l’Algérie peut bénéficier de plusieurs avantages fiscaux pour avoir sa part de marché et s’y installer ses entreprises publics et privés. Le plus difficile ce sont les avantages fiscaux. L’Algérie bénéficiera de ces avantages. Le deuxième point, l’Algérie va exporter la matière première vers la Libye qui est un pays importateur de la matière première. Le troisième point, c’est pérenniser cette relation.  Il faut s’installer les entreprises algériennes en Libye pour une durée importante.  Le quatrième point trés important, il faut mettre des réformes sérieuses sur le plan de la monnaie et du crédit. Une fois que les entreprises algériennes s’installent en Libye, il faut qu’il y est de devises. Ces devises seront ramenées à partir des éxportations. Mais, actuellement, je pense que la banque centrale ne permet pas ces transferts des devises. Donc, on doit penser comment créer des réseaux, comment s’installer et mettre des offres d’appels. Donc, il faut des décisions politiques pour permettre aux hommes d’affaires algériens d’exploiter leurs argents.

Secret de polichinelle. Tout le monde sait que les entreprises algériennes de manière enregistrent des blocages bureaucratiques et des insuffisances internes en matière d’exportation. Contrairement aux hommes d’affaires Libyens qui sont dans le marché international depuis longtemps. Comment peut-on y remédier à la situation?

D’abord, le travail de l’exportation est un métier. Il faut apprendre aux algériens à exporter leurs produits. Deuxièment, on doit miser sur la numérisation. On doit développer une stratégie numérique au niveau du territoire national. Je dirai qui il faut passer vers le business limpide. C’est la transparence. Les gens aiment bien pécher dans les eaux troubles.  Troisième point aussi qui est très important, il faut aussi que l’administration soit une institution d’accompagnement et non pas d’entraves et d’obstacles. A partir de là, on doit mettre les compétences qu’il faut pour aller de l’avant. On ne peut pas construire une nouvelles algérie, avec des têtes anciennes.

Vous dite que la Libye est convoités par d’autres pays développés qui veulent aussi investirent et avoir leurs part de marché dans ce pays voisin. Quelle sont les chances de l’Algérie dans un contexte de concurrence internationale qui ne fait pas de cadeaux ?  

Oui, l’Algérie peut utiliser sa carte historique avec la Libye, comme pays frère, voisin, positions diplomatiques, son rapprochement via les tributs Libyennes. Donc, sur ce point, on peut avoir des positions privilégiées par rapport à d’autres, ne serait-ce que pour démarrer. Mais, il faut que le secteur économique joue pleinement son jeux, parceque la concurrence international c’est vraiment féroce.

Des opérateurs Libyens avancent qu’ils veulent du concret au-delà des discours politiques. Qu’en pensez-vous ?  

C’est juste. Nous algériens et son gouvernement, on veut cherche du palpable. Arrêtons de parler trop et travailler beaucoup.

Etes-vous optimiste pour l’avenir de l’économie du pays?

Oui je suis très optimiste. Un grand économiste Brésilien a dit que « Il n’y a pas de pays qui déclare faillite, il n’y a que des personnes qui déclarent faillites.».

Entretien express réalisé par Amar CHEKAR

- Advertisement -

Plus d'articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisement -

Dernièrs Articles