Dénonçant l’esprit colonial dans tout ses états, l’islamisme politique et le séparatisme qui se reposent tous sur la doctrine de «Diviser pour régner», Dr M’hamed Benkherouf, consultant géopolitique, relation internationale et président du forum des compétences algériennes établies à l’étranger que nous avons rencontré à l’occasion de la 14é édition de l’université d’été dédiée à la lutte du peuple Sahara oui à Boumerdes, a bien voulut répondre à quelques questions d’actualités nationale et internationale à cœur ouvert, afin d’éclairer l’opinion publique sur plusieurs questions et zones d’ombres qui entoure notre pays, l’Afrique du nord et le continent Africain qui se réveille peu à peu jusqu’a prendre acte de l’évolution des peuples Africains. Pourquoi pas. Il y a un début à tout.
Algérie62 : Dr Benkherouf, Voulez-vous vous présentez à nos lecteurs ?
Dr M’hamed Benkherouf : Modestement, Mohamed Benkherouf, est un algérien comme tous les algériens. J’ai fait mes études en Algérie. Natif d’un petit de Kabylie, qui est Djaafra wilaya de Bordj Bouararidj. J’ai grandi dans les quartiers d’Alger, El Biar exactement. J’ai fait mes études ici en Algérie et je suis fier de la dire. Paracerque, beaucoup de gens souligne que le système éducatif algérien est un système nul qui ne produit pas de compétences est des richesses. Mais, bien au contraire, j’ai fait ma licence de psychologie de l’éducation à l’université d’Alger. Les circonstances de la décennie noire nous ont obligé de partir et de nous exiler, et de nous forger aussi et continuer nous former. J’ai continué mes études supérieures à l’université française. J’ai eu mon doctorat en science d’éducation et de la communication et de science politique et relations internationale, qui m’a permis d’étudier la société française de très près, qui m’a permis aussi d’avoir un autre regard et une autre analyse sur les vétérans de différentes thématiques des relations internationales. Je préside aussi le forum des compétences Algériennes établies à l’étranger. Proche de la communauté algérienne et de l’amicale des algériens en Europe que je salue pour ceux qui sont encore vivants qui m’a rapproché plus de ma communauté pour être utile pour l’Algérie, parce que la communauté s’attache à l’Algérie, à la patrie, à la culture algérienne et prête à défendre l’image de l’Algérie. C’est justement, ce que nous avons prouvé lorsque l’Algérie a été attaquée dans les années 1990 et aujourd’hui, par des séparatistes. Donc, nous sommes là pour défendre encore l’indépendance de l’Algérie et la culture algérienne avec toute sa diversité. Nous sommes la première force civile qui défend cette Algérie et donne aussi des leçons aux autres. Ne touchez pas à notre patrie Algérienne.
Il y’ a six ans, vous avez rencontré l’ex ambassadeur de France Xavier Driencourt en Algérie. Qu’en est-il justement des tenants et aboutissants de cette rencontre ?
Affirmatif. C’était à l’ambassade de France à Alger. C’était une rencontre à l’occasion d’un événement autour d’un déjeuner officiel avec le staff sécuritaire qui nous a accompagné dans cet entretien. La question qui m’a été posée à l’époque, c’était : « Selon vous, quelles sont ou comment peut-on rapprocher les deux pays. Entre la France et l’Algérie sur une base solide et se projeter sur un avenir certain ? ».
J’étais sincère avec lui. C’est l’algérien qui parle avec le cœur et la raison. Je lui ai rappelé que l’Algérie a bien lutté contre le colonialisme français et n’oubliera jamais qu’elle a payé très très cher le prix de son indépendance après 132 ans de colonisation. L’Algérie n’acceptera pas que cela se reproduit. Elle n’acceptera pas le regard du haut en bas et elle n’acceptera pas non plus d’être traitée, comme une ancienne colonie. Tout cela, je l’ai rappelé à son excellence l’ambassadeur de France en Algérie.
Relations Algéro-Française
Si la France souhaiterait établir une relation sereine, forte aussi durable avec l’Algérie, elle n’a qu’respecter trois ou quatre conditions essentielles. La première doit reconnaître ses crimes, ses torts. Les crimes odieux qui ont étés commit par le colonialisme français. L’Algérie garde des séquelles jusqu’à aujourd’hui. Il y a des séquelles psychologiques, physiques et aussi mémorielles. Certains milieux français, font de ça un fonds de commerce.
S’agit-il de l’extrême droite ? de la classe politique française qui tient à cette idée que l’Algérie est un prolongement de la France. L’Algérie ne peut se libérer complètement de la France, mais bien au contraire, c’est la France qui continue à maintenir cette influence sur l’Algérie. Cela est inacceptable pour les algériens. La deuxième chose à prendre en considération, c’est la réciprocité des échanges et des relations entre les deux pays. Selon ce que l’on peut donner de l’un est l’autre, comme on peut aider, cela, bien sûr, cela ouvre une nouvelle page basée sur le respect bilatéral, la transparence entre les deux pays. La troisième condition, bien sûr qui a été renforcée par la Présidence de la République Algérienne et prête à traiter avec tout le monde d’égale à égale dans le cadre de l’esprit des intérêts pragmatique bilatérales. J’ai ajouté le quatrième que je vois très important pour les relations entre les deux pays, en connaissance de la France, de sa responsabilité historique pour ce conflit du Sahara Occidental.
La France qui siège au Conseil des Nations Unis « ONU » a sa parole est elle est responsable de l’application de l’article 15 et 14 qui donne raison et droit au peuple Sahraoui pour jouir de son rôle à l’autodétermination. Donc, la France à une responsabilité historique. Ce sont des faits que j’ai rappelé à M l’ambassadeur de la France pour la résolution du conflit au Sahara occidental. Sans cela, les relations franco-algérienne resteront toujours sous tensions.
Aujourd’hui, nous avons plus de raison à renforcer ce que j’ai dit, tout en sachant que le principe de l’autodétermination qui a été établi par la cour internationale. On a l’impression qu’on est en train de l’oublier. Mais pousser vers une autre solution qui n’arrange pas le droit international, le droit du peuple Sahraoui à jouir de son plein droit à l’autodétermination. L’autonomie sous la tutelle Marocaine, sera une solution imposée ou proposée par la France au régime du Makhzen. Le Makhzen essaye de l’imposer aux Sahraouis que les Sahraouis eux-mêmes n’accepteront pas et nous même, nous n’accepterons pas en tant que militant du respect du droit international.
On dit aussi, que Xavier Driencourt est derrière l’idée de la création du FLN bis en France au profit de la droite politique pour justement déstabiliser notre pays et brouiller les consciences, l’unité et la cohésion nationale post indépendance.
Je le confirme. Moi même je faisais partie des personnalités qui ont étés reçues à l’ambassade d’Algérie et qui ont étés reçues aussi dans les milieux français. Sachant que je réside en France depuis plus de 36 ans. Universitaire de formation, mais aussi impliqué dans la vie associative de la vie de notre communauté Algérienne en Europe. J’ai eu pas mal d’échanges avec les autorités officielles françaises pour rappeler justement que la France doit respecter les droits fondamentaux des personnes, des libertés individuelles, le droit international. Nous avons eu des échanges notamment avec Xavier Driencourt et j’ai suivi ses activités même après son départ du poste d’ambassadeur de France en Algérie. J’ai été reçu à deux reprises. Soit des réceptions personnelles déjeuner ou pour les fêtes du 14 juillet de chaque année. C’est la ou j’ai vue et constaté de près un rapprochement de ses autorités en particulier Xavier Driencourt avec certaines personnalités Algériennes dans le but de les manipuler et se retourner contre l’Algérie, contre les institutions Algériennes. Je ne vais pas citer des exemples des noms qui sont connues de tous qui sont racheté par ce lobby, afin d’essayer de toujours maintenir le poids, la pression sur l’Algérie. Nous ne pouvons pas céder à cela. J’ai même assisté à des conférences pour la présentation du livre, « Énigme Algérienne» ou le seul invité d’honneur était le séparatiste Ferhath Mehenni dans une église. Donc, cela, pour moi en tant qu’Algérien, ça représente beaucoup de choses. Donc, la responsabilité de l’extrème droite française qui croit toujours à l’Algérie Française, continue toujours à exister sois en Algérie par ses représentants, sa diplomatie française ou en France justement par la pression qui est exercée par ses milieux de l’extrème droite sur des personnalités Algériennes dans l’objectif de les retourner contre les institutions Algériennes et contre l’Algérie.
Aujourd’hui, on dirait qu’on est pris entre deux feux. D’un coté le MAK avec son projet séparatiste et d’un autre coté, le retour de l’islamisme politique. Les algériens, remarquent et dénoncent chaque jour, le retour des anciennes pratiques des années 1990 de l’islamisme politique. Sans omettre l’isolement du pays à l’échelle internationale, les dégâts économiques, culturelles et sociales etc.
Je tiens à le confirmer. Chaque décennie la droite française travaille dans ses laboratoires impliquées dans des universités, dans des centres fermés pour travailler justement sur la question de comment trouver et chaque fois renouveler de méthodes pour rester toujours comme influencer de toutes tentatives de libéralisations de cette société algérienne. Aujourd’hui, nous célébrons la 64é années de l’anniversaire de l’indépendance nationale le 5 juillet 1962, on a l’impression, surtout lorsque on vie à l’extérieure, on vois les choses comment se passent sur le terrain. Je me rappelle la décision concernant la décennie noire que vous venez d’évoquer, la responsabilité de la France est engagée. La responsabilité du président de la République Française François Mitterrand a demandé à son homologue Chadli Bendjedid, paix à son âme,d’arrêter le processus le processus électorale. Cela est maintenant vérifié sur la base des faits réels. Pourquoi la France s’est elle impliquée dans cette affaire interne à l’Algérie. Cela, c’est une sorte d’ingérence dans les affaires internes de l’Algérie. C’est elle qui avait promu cette mouvance islamiste si j’ose dire ça ou l’islam existe depuis plus de 14 siècles. On a jamais été à un moment donné dans le parcours historique de l’Algérie, un obstacle pour le développement de l’Algérie. Mais, bien au contraire, c’est la France coloniale avec ses idées extrémistes qui a nourrit justement, ce terrorisme religieux, comme elle a nourrit le terrorisme linguistique, comme elle a nourrit aussi le terrorisme sous d’autres formes. Donc, aujourd’hui, les tentatives sont encore présentes chez les français, et cela, ne me surprend pas. Ce qui m’intéresse moi, en tant qu’algérien patriote Algérien, mon attachement aux valeurs algériennes, même, si je possède 50 nationalités, c’est mon attachement à mon Algérie, mon attachement au parcours de l’Algérie Indépendante, c’est de préserver cette indépendance et de faire attention à tout projet déstabilisateur de l’Algérie, déstabilisateur aussi des Algériens. Parce que, l’un des objectifs principaux de ses idées extrémistes, c’est de séparer les algériens, séparer les Arabes des Kabyles, séparer l’islam de la vie du quotidien ouvert de l’islam à un cheval de bataille pour casser justement cette Algérie et la réintroduire toujours dans le processus du terrorisme. Donc, tout cela, est bien vérifié pour l’Algérie. Aujourd’hui, nous sommes vaccinés plus que n’importe quel temps et rien ne peut nous séparer, bien au contraire, il faut qu’on fasse attention à toutes ses tentatives est rester soudés en particulier, l’unité du peuple Algérien, l’unité de l’Armée Nationale Populaire ANP et préserver les institutions Algérienne. Nos problèmes Algériens, on les étudies avec beaucoup de courage et de lucidité avec respect entre Algériens, afin de faire face à tout projet qui souhaiterait déstabiliser l’Algérie et le peuple Algérien.
Justement. Aujourd’hui, les algériens sentent fortement la menace du retour de l’islamisme politique avec toutes ses violences qu’on a connue et vécus durant la décennie noire. N’est il pas temps de mettre un termes à ces comportements et violence sous toutes ses formes ?
Cela représente une expérience pour l’Algérie. L’expérience ne s’oublie pas.bien au contraire. Profitons nous de ces expériences très douloureuse pour les Algériens. Nous avons perdu beaucoup de temps, nous avons perdus beaucoup d’hommes et de sang. Cela ne peut pas se reproduire. Ça ne peut que renforcer en nous cette maturité maturité et responsabilité politique, une responsabilité historique à préserver cette indépendance. Je tiens à témoigner d’une phrase qui m’a collée dans ma cervelle venant du grand chef martyrs, Larbi Ben M’hidi, paix à son âme, qui disait dans une de ses sorties médiatiques:

« Il n’est pas aussi facile d’arracher l’indépendance de l’Algérie, comme il est plus difficile de la préserver. ». Donc, aujourd’hui, nous avons une lourde responsabilité de préserver cette indépendance. Parce que, la France, ne nous laissera pas tranquille. La France garde toujours dans sa gorge comme échec. Cette Algérie qui est devenue libre et indépendante et qui se développe petit à petit, c’est vrai qu’on a perdu beaucoup de temps, mais, l’Algérie à tout les atouts pour devenir un pays incontournable sur le bassin méditerranéen, reprendre sa place historique qu’elle avait au 16é, 17é et 18éme siècles et cela fait trembler non seulement la France, mais peut trembler aussi le côté Nord de la Méditerranée. L’Algérie a un grand potentiel géographique, des ressources minière et toutes les ressources recherché dans le monde, dont les terres rares, les minéraux, l’énergie solaire. Tout cela, existe en Algérie. Mais, le plus important, mais, le plus important, c’est la richesse humaine. Aujourd’hui, l’Algérie possède un potentiel de compétences considérables. Justement ce potentiel de compétences, fait la gloire de beaucoup de pays étrangers, occidentaux. Il est temps, il est urgent de profiter justement de cette réserve immense et l’utiliser pour développer l’Algérie loin de toutes pressions étrangères. Aujourd’hui, nous savons que le colonialisme nous ne l’avons pas appris dans les manuels historiques, mais, nous l’avons appris sur le terrain et la liberté ne se définit pas dans les dictionnaires Bicher ou Larousse, mais, nous l’avons défini par le sang des Algériens qui a coulé pour libérer ce pays.
L’Algérie s’est engagée dans un nouveau modèle économique, hors hydrocarbure. Le cheval de bataille actuel, c’est la production et la promotion de la production nationale. Cependant, des rouages de l’islamisme politique, brouillent quelques parts de manière directe ou indirecte les attentes du peuple qui se rappelle chaque jours des conséquences et traumatismes de la décennie noire. Qu’en pensez vous en tant que président du forum des compétences Algérienne établies à l’étranger ?
Je reviens à ce que je disais toute à l’heure. L’Algérie on ne l’a présente pas comme ça aujourd’hui. Parce que, il n’y a pas que la France qui a les yeux branchées sur l’Algérie. Le monde entier à les yeux branchées sur l’Algérie. Cette Algérie, continue a exister malgré toutes les tentatives de sa déstabilisation politiques, économiques, géopolitiques, démographiques. Malgré tout cela, l’algérie à résisté. Sa large expérience acquise depuis des siècles et cela, donne une force supplémentaire pour résister à toutes tentatives. Nous avons dit aujourd’hui, que l’Algérie est capable de produire et transformer les produits extrait de la terre et capable d’adapter la technologie. Aujourd’hui, on peut parler de la technologie algérienne est on est fier de le dire. Comme, je préside le forum international des compétences algériennes à l’étranger, je dis que l’Algérie a un potentiel de compétences propres elle peut les exporter à extérieure, parce que, il y a un savoir faire algérien, un savoir être, il faut le faire savoir aux autres. Oui, l’Algérie, change, commence à changer, commence à se stabiliser politiquement, économiquement et tout les indices sont la pour les prouver, il ne manque que de la concurrence entre nous, entre Algériens et barrer toutes les routes de déstabilisations orchestrées par ces étrangers qui ne souhaiterait pas voire l’Algérie, un pays incontournable, fort en Afrique, parce que l’Algérie, c’est la force de l’Afrique aussi. L’Algérie exporte des produits agricoles, des fruits est des légumes et des maraîchers aussi, des climatiseurs et autres produits à la demande des pays. Il y a un savoir faire algérien qu’il faut mettre en valeur pour notre Algérie.
Peut on déduire ou comprendre par la, qu’en déstabilisant l’Afrique du Nord, on cherche aussi la déstabilisation du continent Africain?
Affirmatif. Le projet de la colonisation n’est jamais fini. Un colonisateur ne va jamais laisser ses colonies tranquille en paix ou leurs indépendance selon le droit international. Un colonisateur est habitué à utiliser à exploiter ses colonies. Je tiens à répondre à cette question. Deux phrases ou deux témoignages importants de deux dirigeants français, le premier jack Chirac, le deuxième François Mitterrand s’accordaient à confirmer que « La grande performance doit à l’Afrique exploitée pendant trois siècles de temps, cela est dû à la France qui a tort .». Exploitation des richesses minières, les richesses de l’Afrique mais aussi, la France a exploité l’Africain lui même. Elle l’a esclavagé. A la France de reconnaître ce qu’elle a fait en Afrique. Et l’Algérie, c’est la porte de l’Afrique. Tiens, il y a lieu de le rappeler. En une journée, il y a eu 13 pays qui ont eu leurs indépendances par le général De Gaulle. Pourquoi? c’est pour consacrer toutes les forces Française à conserver justement la colonisation de l’Algérie. L’indépendance de l’Algérie à ouvert la porte aussi à 22 autres pays Africains qui ont eu leurs indépendances qui ont continués à développer cette hypothèse.
Quand l’Algérie à repositionné la France et déterminer les conditions de partenariat,cela est vue par les Africains , comme le grand frère qui est entrain de renégocier avec la puissance Française et cela a encouragé les pays Africains de suivre le chemin de l’Algérie. Il y a une question qui m’a été posée à un moment donné : « Est ce que la France, peut laisser l’Algérie tranquille et toutes ces colonies ?.
Bien évidement que la réponse est non. Bien que c’est la tentative d’essayer de déstabiliser le Sahel, pour déstabiliser justement toute la partie de l’Afrique du Nord et elle a échouée, malgré cela. Parce que, les positions de l’Algérie, sont justes et claires dans ses positions avec les voisins, le Mali et la Libye. La sécurité du Sénégal, de Burkina Faso,du Sahara Occidental, de la Tunisie et de la Libye font partie de la sécurité de l’Algérie. L’Algérie, ne regarde pas à l’intérieur de ses frontières géographiques, mais, elle regarde au delà de ses frontières géographiques. C’est un pays qui ne cherche pas à aller en guerre, mais, c’est un pays qui cherche à propager la culture de la paix, la culture du partenariat, de la stabilité et du développement régional en particulier en Afrique.
Tout en sachant que c’est la droite Française qui a voulu s’ingérer dans les affaires internes de l’Algérie. Mais, la France, ce n’est pas la droite Française. Il y a aussi et surtout les Français de la France qui respectent le droit international. Le droit des peuples. Paradoxalement, il y a cette montée politique de la minorité de la droite. La question a laissé plusieurs observateurs qui avertissent en disant que c’est un grand risque pour la France elle même et pour l’Europe.
Cela est un problème Franco-Français. Moi, je le prend ainsi. Moi, si j’ai une étude comparative à faire entre la France Aujourd’hui et la France que j’ai connu historiquement, je reprend une phrase de François Mitterrand qui dit « La société française est une société de droite par tradition.». Dans cette droite, il y a de l’extrémisme.Cette extrême droite qui représentait moins de 3% avant les années 1990 . Aujourd’hui, elle est à hauteur de 23%. Donc, il y a un travail qui a été fait pour développer justement ses idées extrémistes de l’extrème droite. Mais, ce qui nous concerne nous comme Algériens, nous devons faire attention à chaque geste. Soit qu’il vient de l’extrème droite ou de l’autre. Nous tenons à saluer à l’intérieure de la société française, les vives voix hommes et femmes politiques françaises. Je tiens à citer 2 ou 3 exemples, comme Dominique de Villepin qui rappelle que ces idées qui viennent de l’extrème droite, sont un danger pour la France avant qu’elles soit un danger pour l’Algérie ou quelqu’un d’autre. C’est l’image de la France qui se dégrade à l’échelle international. Ce que rappelle aussi, Ségolène Royal, que l’Algérie à le droit de préserver sa rente mémorielle. Elle ne peut pas oublier sa rente mémorielle et que la France doit reconnaître ses torts coloniaux, ses massacres et ce n’est pas une honte pour la France, bien au contraire, une France qui reconnaît ses torts, ses massacres est une nouvelle France qui se donne à se projeter avec de nouvel horizons avec de nouvelles générations. Donc, arrêtons aujourd’hui, avec ses idées noires de l’extrémisme qui continue à faire ravage, c’est vrai, mais, la société française n’est pas une société extrémiste dans sa globalité et heureusement, qu’il y a de vives voix à l’intérieur de cette société française qui sont des voix de justice et de justesse aussi , de loyautés et de respect à la communauté internationale.
Pensez vous justement qu’en essayant de déstabiliser l’Afrique du Nord, c’est tout le continent Africain qui est visé par l’esprit colonial ?
Affirmatif. Ce projet ne date pas d’aujourd’hui. Cela nous conduit justement au début du 19é et 20 siècle quand l’entité Marocaine a été créée pour protéger le roi, le royaume et non pas la terre Marocaine.Avant il n’y avait pas quelques chose qui s’appelait Maroc. Il y avait Marrakech, il y avait la République du Rif. Et cela représentait un danger pour le roi, donc il a fait appel à la France pour le protéger.
Donc, il y a eu un trio qui est né. Le sionisme international représenté par ces trois pays, à savoir la France, Israël qui a occupé la Palestine depuis 1948, tout en sachant que le Maroc de Hassan II, a envoyé près de 1 million de Juifs Marocains pour peupler justement ce que l’on appelle aujourd’hui Israël. Pour nous, les chercheurs, il n’y a aucun doute aujourd’hui que ce trio, le trio Sioniste, le trio impérialiste essaie de garder la main sur l’Afrique, l’Afrique lui échappe aujourd’hui, mais essaie de garder la main sur l’Afrique du Nord, parce que l’Afrique du Nord, elle maîtrise, elle contrôle ses richesses minières est présente combien sont elles de réserves mondiale de minières, mais aussi des richesses en matière de pêches, maintenir cette région dans la pauvreté, dans le colonialisme et cela est une idée ancienne à la France qui essaie justement de l’imposer non seulement à ses alliés Israéliens, mais aussi, les Israélien Marocains. Aujourd’hui, nous sommes en face à un trio, ce trio représente les idées sionistes, impérialistes internationale. Nous ne pouvons rester sans rien faire. Mais, au contraire, il faut dénoncer ces pratiques qui sont indignes et contraires au droit et à la légitimité international. Sachant que la France à une lourde responsabilité, parce qu’elle siège aux Nations Unis ONU est sa responsabilité doit être clairvoyantes. Le cas échéant, une réforme est nécessaire au siège des Nations Unis ONU.
Entretien réalisé par Amar CHEKAR


