Le manque de considérations, la mauvaise coordination entre les établissements et le défaut dans la gestion des hôpitaux, engendre le départ de nombreuses compétences vers l’étranger.
Dr Mohamed Yousfi, président du syndicat SNPSSP et spécialiste à l’hôpital Boufarik, établissement le plus touché par la covid19 depuis mars 2019, déplore le manque de coordination et de solidarité entre les hôpitaux et le secteur privé, pour une meilleurs prise en charge des patients atteint de la covid-19. «La pénurie de l’oxygène impacte le moral de tout le monde. Les hôpitaux sont submergés par le nombre de personnes atteintes de coronavirus qui n’arrivent pas à trouver de lits pour leurs prise en charge au point de se retrouver dans l’obligation de renvoyer les malades chez eux », a déploré Dr Mohamed Yousfi, lors de son intervention à l’émission, « invité de la rédaction » de la radio chaîneIII. Afin de montrer l’ampleur des dégâts humains due à la pandémie de coronavirus, Dr Yousfi, n’a pas manqué d’avancer un nombre de 17 morts en 2 jours rien que dans le personnel médical. La pénurie de l’oxygène liquide affecte le moral de tout le monde. « A l’heure où je parle à la radio, l’hôpital de Boufarik n’a pas d’oxygène liquide pour répondre aux besoins des patients. On parle de 25000 lits qui sont dégagé via la plateforme du secteur médical, mais, malheureusement, on ne voie pas ce chiffre dans la réalité », fait-il savoir, tout en regrettant également que les compétences algérienne quittent le pays à cause de la mauvaise gestion du secteur médical. Répondant à la question des mesures sanitaires prises par le gouvernement, Dr Yousfi, souligne que les mesures sanitaires sont plus que nécessaires pour limiter les dégâts. « Nous avons réclamé les mesures sanitaires depuis bien avant. Il va falloir aussi les appliquer vigoureusement. Les pouvoirs publics doivent sensibiliser et sévir durant toutes les périodes de confinements, afin de casser la chaine de transmission du virus », a-t-il indiqué.
Amar CHEKAR

