Le Prix Nobel de la Paix pour le peuple algérien, n’est pas un simple slogan. Mais, il a été défendu et présenté officiellement à l’ONU. Instance concernée à l’échelle internationale.
Ce qui se passe dans les têtes et l’imaginaire des uns est des autres est beaucoup plus important que ce que l’on voie et constate dans la rue, ce lundi 22 février 2021. Deux ans après le déclenchement du mouvement populaire pacifique hirak, le 22 février 2019 en commençant à partir de Kherrata wilaya de Béjaia et à Khenchla wilaya de Batna, la leçon est tirée de faite. Avant de ratisser très large et pendant longtemps les 48 wilayas du pays qui sortent chaque vendredi durant 14 mois pour le changement du système politique corrompu et répressif, le hirak Mobarek a provoqué des réactions très reconnu à travers le monde au point de réclamer le prix Nobel pour le peuple algérien. Le hirak a changé l’image de la violence de l’Algérien vers une autre dimension partagée dans les quatre continents de la planète à commencer par le civisme des peuples, l’unité, le fraternité, la solidarité et également la prise de conscience politique individuellement et collectivement. L’Algérie d’aujourd’hui, à légèrement changé par rapport à l’Algérie d’il y a 20 ans ou l’on voyait partout les portraits de Bouteflika accrochés un partout dans les façades des administrations et siège des partis complices au point de douter des valeurs de la République Algérienne Démocratique et Populaire RADP. Toutes les catégories algériennes sont sorties dans la rue pour le changement du système politique corrompu qui gangrène non pas les murs des institutions, mais les têtes d’un nombre important des hauts fonctionnaires de l’Etat. Tout compte fait, le bilan du hirak après 2 ans, reste partagé entre ceux qui l’approuvent et désapprouvent. Tenant compte de l’importance et de la difficulté du changement du système de gouvernance politique, le flambeau du projet combat citoyen et pacifique est un processus politique de longue haleine qui se transmet de génération en génération qui passe par le dialogue et loin de toutes violences ne serait-ce verbales. Tous les gouvernements et les systèmes ont des limités à vivre et survivre. Ce qui reste, c’est le combat des peuples qu luttent pour la liberté, la justice, le respect de la dignité humaine et citoyenne qui renforce toute évolution démocratique, sociale, économique et culturelle. La règle du développement, c’est le changement qui doit construire de mieux en mieux la vie et l’avenir du peuple.
Amar CHEKAR

