Le programme spécial de refinancement, mis en place début juillet par la Banque d’Algérie, devrait contribuer à l’accélération de la reprise économique post-Covid en augmentant significativement les capacités des banques à financer les investissements. APS.
« Plus qu’un soutien à la relance économique, ce programme de refinancement plafonné à 2.100 milliards de dinars devrait contribuer à l’accélération de la dynamique de l’ensemble des activités économiques après la crise de la Covid-19, ou plus exactement, assurer l’amélioration de la conjoncture économique de l’Algérie. selon Pr Hamidouche.
La Banque d’Algérie avait annoncé dans son règlement 21-02 du 10 juin 2021 publié au Journal officiel n 49, un programme spécial de refinancement pour une durée d’une année, à compter du 1er juillet 2021.
Ce programme a pour effet d’accroitre la liquidité bancaire à court et moyen terme, et la distribution du crédit pour un équivalant de 15,5 milliards de dollars, a fait remarquer l’expert.
Pr Hamidouche, ajoute qu’en matère de prévision, ce programme très bénéfique devrait permettre une hausse des crédits pour la fin de l’année 2022 d’environ 25%, un taux bien meilleur que celui enregistré durant la période 2015-2018 mais inférieur relativement au taux de 2014.
Ce niveau de liquidité bancaire destinée au financement économique permettra d’améliorer la croissance économique en 2022 de 10 à 15 points.
Cette démarche intervient dans un contexte de crise sanitaire où la politique monétaire de Algérie n’a pas connu d’ardeur en faveur des mesures non conventionnelles telles que l’extension de la liste des actifs admis en garantie dans le cadre des opérations d’open-market, l’apport de liquidités à long terme, les achats fermes de titres auprès du marché financier ou le lancement des programmes d’assouplissement quantitatif Quantitative easing comme l’a déjà fait la Banque centrale européenne BCE ou celle américaine Fed.
Nassima A

