Doté d’une culture générale et politique remarquable, Said Ben Rahmoune salarié à Boudouaou wilaya de Boumerdes, dresse un véritable constat de société. » Je n’en veux pas aux ministres et aux Walis, mais à l’administration locale qui fuit sa responsabilité. Ce n’est pas au ministres et walis à qui on va demander une lampe pour l’éclairage public. Ce n’est pas eux qui vont réparer les petit travaux publics des quartiers isolés. Mais, ça relève des services concernés des APC qui doivent agire et réagir pour y remédier aux situations « , souligne Said Ben Rahmoune, handicapés, père de famille en plus de l’adoption de deux orphelins.
Citoyen très éveillé, M Ben Rahmoune ne se limite pas aux difficultés administrative et toutes les bureaucraties qui entravent le développement locale:
» Les citoyens aussi ont une part de responsabilité. Les messages n’arrivent pas aux responsables et les pouvoirs public concernés qui peuvent et doivent œuvrer pour le bien être sociale et culturelle. Les citoyens n’expriment pas souvent leurs préoccupations. Chacun tire la couverture de son côté au lieu de contribuer un tant sois peu au développement local« , selon M Ben Rahmoune.
Évoquant la situation qui traîne depuis deux ans à la cité Ben Yamina qui croule sous les odeurs des égouts qui coulent à ciel ouvert et qui se répercutent négativement sur le bien-être de la vie quotidienne des habitants, les travaux de Sonelgaz qui ne s’achèvent pas, la défaillance de plusieurs routes à Kharouba et dans d’autres quartiers de la commune de Boudouaou, notre concitoyen qui mérite tout le respect et considération, balance une réalité qui interpelle la conscience et la responsabilité de l’APC avant tout : » Nous n’avons pas d’APC qui écoute les préoccupations des citoyens à Boudouaou. On ne reçoit pas les doléances. Lorsque un wali vient à Boudouaou, on lui fait visiter les endroits qui les arrangent eux et non pas les endroits voulues par la population, afin qu’il prend conscience de la réalité quotidienne » à déploré ce citoyen qui mérite tout le respect et prise en charge de ses vérités qui vont dans l’intérêt général. Il n’a pas parlé de ses besoins personnels,malgré son handicap, mais de l’intérêt général des handicapés et citoyens de Boudouaou.
Pour transmettre les préoccupations citoyennes à sa manière et moyens qu’il dispose, cet handicapés physique, mais très pratique dans son intelligence et raisonnement, ne manque pas de prendre avec lui un appareil à photos pour justement filmer et photographier des images à transmettre à qui de droits, afin de participer au développement de la cité.
Évoquant la célébration de la journée nationale des handicapés, le 14 mars de chaque année, Said Ben Rahmoune affirme » Je suis tous les événements relatifs à la célébration de cette journée. Mais, je peux vous dire, que les vrais handicapés, sont ceux qui ne travaillent pas et n’assument pas leurs responsabilités. ils sont dans l’obligation de prendre en charge les préoccupations citoyennes et celles des handicapés souvent relégué au second plan« , a-t-il déploré.
Très sensible aux situations des autres, M Ben Rahmoune nous a même montré la situation d’une famille qui vie dans une baraque à Kharouba » On l’a pas logée cette famille. On lui a dit qu’elle n’est pas d’ici. Mais, bon sang, c’est une famille algérienne peu importe d’où elle vient. Elle doit etre logée comme toutes les autres famille et personnes« , fait il savoir.
A.C


