« Le succès n’est pas final. L’échec n’est pas fatal. C’est le courage de continuer qui compte » Winston Churchill. Libre depuis 19 février dernier, et ce, après avoir passé 11 mois de prison à El Kolea, le journaliste Khaled drarni qui garde intacte le principe qu’il défend depuis répond à quelques questions que les journalistes et l’opinions publiques nationale et internationale, veulent connaître après sa libération de la prison de Koléa. Khaled Drarni, répond à coeur ouvert.
Algerie62 : Khaled Drareni, journaliste indépendant. Avez-vous des regrets après avoir passé 11 mois en prison pour avoir exercé librement votre métier de journaliste ?
Khaled Drareni : Non, je n’ai aucun regret. J’étais emprisonné parceque je fais mon travail de journaliste en toute indépendance. Je n’ai aucun regret. Si c’est le prix à paier pour la liberté de la presse, si c’est le prix à paier pour qu’il n’ait plus de journalistes en prison, alors je suis prêt à le paier et je l’ai payé en toute sérénité.
Des charges qui sont retenues contres vous, alors que d’aucun n’a cru à tout cela à commencer par les avocats et aussi l’opinion publique nationale et internationale qui vous ont fortement soutenu. Pouvez-vous en revenir sur le sujet ?
C’est ça la stratégie du pouvoir. Lorsque l’on veut emprisonner un journaliste, il faut bien inventer des histoires à l’entour, et ils sont spécialistes des histoires la main étrangère, de l’étranger et de l’Europe. D’ailleurs, ils ont accusé le défunt Lakhdar Bouregaa de ne pas etre un moudjahid, alors que je ne suis pas mieux que Lakhdar Bouregaa.
Quelques mots pour tous ceux qui vous ont soutenus dans les moments difficiles ?
Oui, je remercie tous ceux qui m’ont soutenu en Algérie et à l’étranger. J’ai pour eux une gratitude qui est sans fin. En particulier les journalistes en Algérie et à l’étranger. Surtout TV5, de toutes les autres chaînes et toutes d’autres organisations attachées à la défense des journalistes qui m’ont soutenu, dont reporter sans frontières, Amnesty internationale et tous les autres qui m’ont soutenu, je vous remercie du fond du cœur.
Est-ce que vous croyez encore à la liberté de la presse en Algérie ?
Oui, le combat pour la liberté de la presse ne doit jamais s’arrêter.
Entretien express réalisé par Amar CHEKAR

