L’élection d’une femme à la tête de l’Assemblée Populaire Nationale APN avec une quasi majorité, en l’occurrence Mme Khalida Boufedech, est un message d’engagement politique et démocratique non seulement à l’intérieur du pays, mais aussi pour le monde entier.
Ce n’est jamais anodin de voir une femme algérienne accéder au poste de troisième personnalité de l’Etat. Fruit d’un engagement politique constant et d’une volonté affirmée de promouvoir les compétences, tout en consolidant les institutions de l’Etat. Elle s’inscrit dans une vision qui ambitionne de hisser l’Algérie au rang des pays émergents.
Quoiqu’il soit difficile de faire d’évoluer les mentalités, seul l’Etat de droit permet à une nation, au peuple de progresser en s’appuyant avant tout sur les compétences de ses citoyens. Le développement nait de cette confiance dans les capacités nationales, et jamais de l’inverse.
La femme Algérienne n’a pas plus besoin de faire la preuve de son engagement ni de ses compétences. Il suffit de se replonger dans l’histoire de l’Algérie pour mesurer l’ampleur de son rôle dans les grandes étapes de la nation démocratique, libre et indépendante. De à, en passant par Fadhma N’Soumer, Hassiba Ben Bouali, Malika Gaid pour ne citer que quelques noms parmi tant d’autres. Les Algérienne ont marqué l’histoire par leur courage, leur sacrifice et leur patriotisme.
Elles ont également joué un rôle déterminant pour permettre à l’algérie de rester debout, face au terrorisme religieux des années 1990, en faisant preuve d’un courage exemplaire dans une période particulièrement difficile.
Leur engagement demeure une composante essentielle de la résilience et de la stabilité et développement continue.
Il était temps de rendre à césar ce qui appartient à césar. L’accession d’une femme à la présidence de l’Assemblée populaire nationale, ne constitue pas un simple symbole, mais l’expression d’une évolution politique appelée à insuffler une nouvelle culture parlementaire fondée sur le mérite, la responsabilité, l’efficacité et une vision tournée vers l’avenir.
Cette dynamique devra être le reflet des aspirations de la majorité de la jeunesse algérienne, de plus en plus consciente de ses responsabilités envers la mémoire des martyrs et des défis du développement économique et social culturels et politiques.
Elle devra également contribuer à renforcer le rôle de l’institution parlementaire dans l’accompagnement des grandes réformes nationales, afin de permettre à l’algérie de s’inscrire pleinement dans la trajectoire des nations qui avancent, innovent et construisent leur prospérité.
A.C


