Parole et respect à Mme veuve Zahra Lahlah : » Je me rappelle. j’avais 12 ou 14 ans. On m’a chargé un âne plein de ravitaillement pour l’emmener à Thala ounou. » sur une distance de10 km environ entre les deux point de départ et l’arrivée Ndlr ». Un jour, j’ai remarqué un fil qui longeait le chemin à mechantat « Un petit chemin forestier, situé entre Thizi N’tezmamt « Thioual et Thala Ouanou à Ijdharane Ndlr « . De retour à la maison à Thaourith « Aguemoune Ndlr », j’ai signalé ce que j’ai vue et trouvé sur ma route aux moudjahidines qui se trouvaient à la maison pour se nourrir comme d’habitude. Notre maison étaient trés surveillé par les colons français et les traitres qui ont trahit la patrie. Ils m’on récompensé. Ils m’ont donné beaucoup d’argents. Je ne savais pas pourquoi et combien m’ont ils donnés. Ils étaient trés content », a-telle indiquée et d’ajouter « Aprés, Ils m’ont expliqué que l’armée coloniale française avait installé des bombes destinées à piéger les combattants dans leurs mouvements sur le même chemin. » et de poursuivre « Ils m’ont dit que grâce à moi, j’ai sauvé plusieurs combattants de l’indépendance nationale. ». Ce témoignage marquant et précieux à garder en mémoire, suffit largement pour montrer toute l’importance de l’apport des enfants dans leurs contribution direct ou indiect pour l’indépendance nationale au prix de 1.5 martyrs.
Et pour pour mémoire également, son père Bouzid Lahlah, décédé dans les années 1970, était membre de l’association des oulémas fondé par Abdelhamid Benbadis 1889-1940″. Son frère Youcef Lahlah, agé de 16 ans, est monté au maquis à partir du champs des réfugiés à seddouk depuis 1959. A ce jour, personne ne sait quand, comment et dans quel village ou ville il a été est enterré à présent. sauf le nom qui figure au cimtiere des 1014 martyrs de Beni Maouche à Béjaia.
Fille de Lahlah Bouzid et de Aïcha Allouach du village Aguemoune, Cne Beni Maouche, Béjaia, Mme Zahra, souflera sa 80é bougies le 12 août 2026. A l’instar des milliers de mères algériennes, elle ne connait pas ce que sait un joyeux anniversaire. Ne serait ce une fois de sa vie. Mme Lahlah Zahra a mené trois combats intimement liés à sa valeurs noble morale culturelle et ancestrale. Le mode conservatisme et de la modernité, ne sont que des mots qui couvrent les maux des deux paradigmes.
Guidé par le courage, le sacrifice et la dignité, cette grande dame de coeur, mérite tout le respect et considération. » Je n’a pas de choix. je dois résister contre la maltraitance pour élever mes petits enfants et protgere sa maison. », dit-elle. Le cas de beaucoups de filles qui se sont mariées à l’âge tôt 14 ou 16 ans durant la révolution algérienne 1954-1962, afin de préserver la dignité de la femme et de la famille Algérienne.
À travers cet hommage, Algerie62 souhaite rappeler le parcours exceptionnel d’une femme dont l’existence résume à elle seule une partie de l’histoire de l’Algérie. Le premier fut celui de la Guerre de libération nationale. Encore enfant, elle participa, à sa manière, à l’effort de la Révolution. « J’avais entre 12 et 14 ans. On m’envoyait de notre village, Thaourith Aguemoune, vers Thala Ouanou pour rejoindre ma cousine, que j’appelais affectueusement « Nana », en empruntant le sentier traditionnel de Mechantat. On me confiait un âne chargé de sacs dont j’ignorais le contenu. Un jour, j’ai remarqué un fil qui longeait le chemin. De retour au village, j’ai immédiatement averti les moudjahidine présents dans notre maison. Ils m’ont expliqué que l’armée coloniale française avait installé des bombes destinées à piéger les combattants de la liberté. Grâce à cette information, plusieurs vies furent sauvées. »
Ce témoignage rappelle le rôle discret mais essentiel de milliers d’enfants algériens qui, dans l’ombre, ont participé à la lutte pour l’indépendance. Son père, Lahlah Bouzid, membre de l’Association des Oulémas musulmans algériens fondée par Abdelhamid Ben Badis, et sa mère, Aïcha Allouach, engagée dans la Révolution, ont transmis à leurs enfants l’amour de la patrie, la foi et le sens du sacrifice. Après l’indépendance, un autre combat commença. Celui d’une épouse confrontée à une vie conjugale difficile, marquée par les épreuves et parfois par la violence. Sans jamais renoncer, elle trouva la force de protéger ses enfants. Vint ensuite le combat d’une mère engagée pour sauver sa maison et l’honneur de sa famille. Une mère, reste fidèle à ses enfants au dela d’autres liens de khalti et aamti, bien que chacun à sa place dans toute familles qui se respecte.
Par Amar CHEKAR


