La plus grave erreur que l’on puisse commettre à l’encontre des journalistes et médias en Algérie, c’est d’obliger un journaliste professionnel de plus de 20 ans de pratiques, de présenter un diplôme universitaire d’une autre personne pour avoir un agrément. La nouvelle loi, doit libérer l’intelligence créatrice et médiatique, au lieu de s’enfermer dans des lois rétrogrades, dépassées par le temps. Il y va de l’avenir du pays.
La pratique du journalisme n’est jamais soumise aux diplômes. Mais, c’est le terrain qui détermine les valeurs. C’est beaucoup plus qu’un diplôme universitaire quelques soit son degrés et ancienneté. L’intelligence de l’homme, ne réside pas dans un document 21×27. Ceux qui ont libérés et sauvés ou développés leurs pays, ne sont pas tous des diplômés. Que sont-ils devenus tous les centaines de journalistes qui ont éveillés et illuminés l’intelligence du pays ?
Sans parti pris. Commençons par les plus récents : Liberté, Bientôt, El Watan, La tribune, Info Soir, Algérie Actualité etc. La presse numérique doit récupérer toutes les plumes et ouvrir les espaces à d’autres. Un peuple qui ne lit pas et n’écrit pas, est un peuple qui compromet sérieusement son avenir et développement.
La défaillance, réside dans la formation de base avant tout. Des universitaires qui ne savent pas lire et écrire ne peuvent en aucun cas exercer le journalisme et encore pire avoir un agrément rien que pour avoir la publicité.
Tout le mal de la presse est dans la publicité qui déséquilibre l’échelle des valeurs et métiers. Chacun son métier. Même ceux qui ont des plus hauts diplômes dans le journalisme et autres spécialiste, ne sont pas tous journalistes au sens noble du métier.
La pratique et l’éthique, constituent la base du métier de ce métier noble qui n’est pas donné à tous, même si l’on est diplômé des plus grandes universités du monde. , c’est d’obliger un autre journaliste de présenter un diplôme universitaire d’une autre personne ayant 3 ans d’expériences pour avoir un agrément et faire son métier. « J’ai présenté un diplôme universitaire d’un jeune diplômé de l’université avec 3 ans d’expérience professionnelle, directeur de la publication pour avoir l’agrément conformément à leurs nouvelle lois et non pas la loi de la presse universellement connue et reconnue dans sa juste valeurs en tant que métier noble. Mais, Malheureusement, c’est la régression totale. Cette loi est contre productive. Le législateur doit revoir sa copie dans ce sens », regrette Abdelkader, un des anciens journaliste de la presse écrite qui a lancé un site électronique depuis quelques années et qui s’exprime sous couvert de l’anonymat.
Contrarié par la nouvelle loi qui régit le code de l’information en Algérie, Abdelkader, ne sait plus à quel saint se vouer. Ceci d’une part qui concerne le volet juridique. Sur le plan de l’accompagnement financier, le secteur de la presse écrite, papier et électronique se plaignent du même problème.
Les rédactions sont vidées des journalistes professionnelles qu’elles soit de la nouvelle génération ou de l’ancienne génération qui ont fait les beaux jours de la presse nationale. Au lieu de tirer profit de leurs expériences et savoir-faire, ils sont marginalisés et mis à la retraite anticipés. Beaucoup sont morts de stresse et absence de prises en charge convenable à temps. Le temps ce n’est pas l’argent. Avant tout, c’est surtout : La vie humaine, physique et morale des journalistes professionnels qui est en jeux.
A.C

