Il y a quelques années le directeur d’un journal ou j’ai travaillé me disait : «Tu écris bien en politique. Mais, pourquoi tu n’écris plus ?». Je répondis : «Si tu veux que j’écris en politiques à condition… ». Pensant qu’il s’agissait d’augmentation de salaire, alors que ma condition était ma « liberté et indépendance ». Etonné, il répond : «Ah non ! Si veux ça, tu dois aller dans un journal de l’opposition », dit-il en faisant référence au journal El Watan. J’ai répondu sans réfléchir : « Si on m’appelle aujourd’hui, demain je commence avec eux » répondais-je. Chemin faisant, je lance mon propre journal électronique pour continuer mon chemin de bon homme qui lutte pour liberté et indépendance, même si je gagne un salaire minimum. Tout compte fait, je réalise que ce n’est pas facile du tout. Ni pour l’employeur ni pour le journaliste qu fait le journal. Le domaine de la presse que j’ai aimé et fait depuis octobre 1989 en commençant par des contributions à tire personnel et même El Watan a publiée autant de papier comme lecteur de la presse. Maintenant que je suis acteur de la presse, dépendant des placards et bannières publicitaires pour vivre et survivre, finalement, ni la presse papier nées dans les années 1989 qui a fait face au terrorisme criminel au nom de la religion, ni la presse électroniques qui existe depuis des années, n’arrivent à faire face à la crise économique financière nationale et mondiale. Ni la presse écrite, ni la presse électronique que l’on veut présenter comme alternative, ne peuvent comprendre les dessous, même si nous savons tout pour faire face au système politique rentier. On étouffe…au lieu d’un accompagnement qui va dans l’intérêt général et national et non pas des personnes et des partis. Comme dirait le philosophe candide « L’homme peut à la proportion de sa connaissance… ». On donne des crédits énormes pour le secteur automobile, les voyages etc, mais rien pour la presse au moins qu’on nous laisse compter sur nos propres aile au lieu de nous faire des bâtons dans les roues au point d’avoir peur de tout et de rien. Tayeb l’a résumé en quelques mots «J’ai peur d’avoir un AVC à cause de toute la pression et les insomnies. On nous étouffe». dit Tayeb en quelques mots. «Taisez-vous. Vous déranger », nous dit-on indirectement. Et pourtant… on dit on dit on écrit seulement la vérité. L’éthique nous interdit le mensonge. Mais, en politique, c’est une régle générale connue depuis des siècles. voila ou réside toute la différence. En quelques mots pourquoi on nous étouffe presse papier et électronique. L’orale parte. L’écrit reste. L’histoire ne pardonne pas.
Amar CHEKAR

