Très difficile d’oublier ou de faire l’impasse sur le combat de l’homme et de l’artiste engagé pour la liberté,la démocratie et sa dignité humaine et citoyenne. Plusieurs souvenirs reviennent à l’esprit et qui donnent la chaire de poule chaque fois que son image refait surface dans l’imaginaire. C’etait 1994 en plein décennie noire. Université de bourreau ou il a été invité par les étudiants pour célébrer le 20 avril. La nuit. Dépassant 22h00. Tout le monde presque pensaient qu’ils n’allait pas venir pour une raison ou une autre. Soudainement. Il monte sur scène avec sa guitare et prend parole chaudement » Vous pensez que j’ai peur des islamistes qui gâchent les galas et soirées? Non, je n’ai peur de personnes », lance t-il avant de gratter les premières notes de sa première chanson jusqu’à a 3h00 du matin. D’ailleurs,c’était a cette occasion que j’ai rencontré Khaled Tazaghart et son frère Smail qui m’ont laissé leurs place dans la chambre a la cité universitaire et se débrouiller. Un des souvenirs qui revient sans cesse parmi tant d’autres scènes et anecdotes,dont son hospitalisation à l’hôpital Maillot de Beb El Oued durant les événements du 5 octobre 1988. Bref. Libre dans son ton et vie quotidienne, Matoub Lounes répondit à un journaliste qui l’interviewé au début des années 1994. Lounes disait » Le plus pauvre,c’est celui qui n’ laisse rien dans vie ». Pami tout ceux qui l’ont accompagné au début de sa carrière artistique, c est bien le chanteur Ouazib Mohand Ameziane qui a tout fait pour convaincre les chefs de la radio à l’époque des annees 1970 avant de le conseiller une fois pour toute » Lounes, ce n’es pas une émission de la radio qui va faire de toi un artiste. Compte sur tes propre ailes pour aller loin dans ta carrière artistiques », lui dit il. Devenu légende du combat artistique et démocratique rien qu’avec sa voix roque et guitare depuis, le nom du chanteur Lounes Matoub est inscrit en lettre d’or dans la mémoire des générations post indépendance à jamais. : L’algerie est belle. Rien ne lui manque. Sauf les hommes… Matoub Lounes chante ce qu’ils pense sans jamais manquer respect à l’intelligence humaine. Sa grande popularité,a fini de rallier avec lui lui-même ceux et celles qui ne connaissent pas sa langue matérielle le kabyle. Beni Douala, la kabylie et toute l’algerie se souviendra de lui jour et nuit.
Amar chekar

