Une Assemblée Générale des journalistes et tout le personnel, aura lieu demain lundi 4 avril 2022, pour débattre sur les voies et moyens à mettre en œuvre, afin de sauver le journal ou périr une fois pour toute. Un dommage pour tout le pays.
C’est au moment où le pays a besoin des médias que l’on annonce la fermeture d’un média aussi important et engagé pour la consolidation de la liberté, l’indépendance nationale, la défense des valeurs du peuple et autres questions de constructions de la démocratie au sens noble du mot. « Le droit de savoir, le devoir d’informer » pour reprendre les valeurs du journal, Liberté, qui se trouve sur le point de cesser de paraîtres au courant de ce mois sacré de ramadhan 2022, constitue un crime contre l’intelligence du peuple qui s’est habitué depuis et surtout, la volonté de tous ceux qui ont fait les beaux jours du journal LIBERTE. Justement, peut-on laisser le peuple algérien sans journaux libres et fortement engagés sous prétextes de crises économiques ?. L’Etat doit intervenir pour sauver le titre avant que ce soit trop tard. Un journal, n’est pas une entreprise de production de pizza « Avec tout le respect que l’on doit aux producteurs et consommateurs. Parce que, c’est aussi des emplois», mais, au-delà l’aspect matériel et financier, c’est d’abord, l’intelligence du peuple à travers l’ensemble de ses composantes morales, culturelles, économiques, sociales, historiques, politique et toutes actualités au niveau national et international. Ce n’est pas exagéré du tout. Bien au contraire. Il faut être du domaine pour connaitre et comprendre les enjeux.
Ce n’est pas un regret, mais un crime contre le journal
Lancé depuis les années 1990, le journal a payé d’abord un prix très cher durant la décennie noire au prix des vies humaines. «Ce n’est pas un regret, mais c’est un crime de fermer un journal », a indiqué Hamid Saidani, un des anciens journalistes et rédacteur en chefs au journal Liberté. Après la fermeture de plusieurs journaux sous prétexte de crises financières, dont La tribune, InfoSoir, Algérie Actualité et plus et en dernier le journal El Watan, qui souffre de multiples obstacles également pour des raisons politiques ou économique ou bien de gestions pour situer les responsabilités, voilà le tour d’un autre grand journal LIBERTE, qui fait face à une décision non pas du pouvoir politique ou juridique, mais de son principale bailleur de fond, à savoir M Issaad Rebrab, qui a racheté la quasi majorité des parts et qui décide d’un jour à l’autre de fermer pour des raisons financières et économiques. « L’avenir de notre pays, ne sera que plus compliqué si l’on continue de fermer les journaux » et pousser les journalistes à faire dans l’autocensure qui est plus forte que la censure des chefs et des pouvoirs politiques. C’est dans les moments difficiles que l’on doit faire preuve de courage et d’engagement pour l’intérêt général et national au-delà des clans et toutes appartenances politiques. Croyant probablement que tous les problèmes qu’il a vécus avec la justice du pays, sont dus à la ligne de son journal, alors que le journal liberté, a bien au contraire, défendu le patron et contribué grandement au réveil de l’intelligence du peuple depuis sa création, M Rebrab, préfère sacrifier le titre qui est d’une valeurs médiatiques et morale inestimables dans l’esprit de l’opinion publique nationale et internationale.
A.C


