Organisé par la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, avec la collaboration de l’APC de Beni yenni, la célébration du 32é anniversaire du précurseur de l’identité et de la langue Amazigh, feu Mouloud Mammeri à la maison de la culture, s’étale du 25 au 28 février 2021 à tizi Ouzou. Marqué par les interventions d’une pléiade de chercheurs et spécialistes en la matière qui reviennent sur le parcours du scientifique et combattant pour l’identité amazigh, la rencontre retrace les évènements qui vont jusqu’à l’enfance de feu Mouloud Mammeri qui a commencé à écrire et à se poser des questions sur sa langue maternelle et son identité amazigh qui veut dire homme libre dès son âge. A l’âge de 20 ans, il écrit ses premiers textes et poèmes du fameux poète si Mohand Ou m’hand, qui constitue la source de sa poésie ancienne et contemporaine, avant de rejoindre le pelotons des écrivains et scientifiques qui dépassent les frontière. Auteur de nombreuses expressions devenus populaires, dont « Il faut craindre l’eau qui dort » qui donne un sens de sagesse populaire amazighe, et qui veut dire certaine, qu’il ne faut jamais manquer respect à l’intelligence du peuple, les spécialistes comme Abdelmalek Sayad, élève de Mammeri et anthropologue, Djamel Laceb, Ouhayoune, poète également est chercheurs dans le domaine de langue et culture amazighe et bien d’autres intervenants, ont apporté chacun de son côté des éclaircissements et des réponses aux nombreuses questions qui se posent sur la scène de la recherche de soi. Mme Nabila Goumeziane, directrice de la culture de la wilaya avec son équipe, reviennent chaque fois pour animer la scène culturelle qui constitue la base de toute évolutions du peuple en quête de ses éminents penseurs, chercheurs, écrivains et artistes, toutes en encourageant la relève de qualité.
Amar CHEKAR

