Nous l’avons connu depuis notre adolescence. Aujourd hui, nous avons 60 ans. Mohand Oussaid est l’un des rares personnes à accepter les retournements de la vie. » J’ai passé des période très difficiles. Il y a des gens que j’ai aidés et d’autres qui m’ont aidé aussi. J’ai travaillé comme chauffeur ambulancier à la cité universitaire de Ben Aknoun. J’ai transporté des étudiants malades et je les aidés dans les achats des produits transcrits dans leurs ordonnances. Je n’ai jamais refusé d’aider les autres« , a souligné Mohand OUSSAID qui nous a reçu chez sois à Seddouk, et ce, après avoir pris connaissance de sa situation.
Amputé des deux jambes, plus une opération prostatique. Avec une pochette des urines accrochée au bassin gauche et aveugle au même temps.
Très fort de caractère Mohand Oussaid est toujours le souriant qui voit avec son coeur ouvert, aime faire du bien et pense toujours aux côté positif de la vie quotidienne depuis bien son recrutement à la cité universitaire de Ben aknoun.
Des milliers d’étudiants de cette fameuse résidence universitaire des années 1980 doivent se souvenir de lui. Un de ses amis proche le takine et lui dit » Je n’aime pas la langue kabyle… », Mohand Oussaid lui répond avec une sagesse philosophique digne des ancêtres : » Akidouajehante… C’est ta maman, ce sont les femmes et les hommes kabyle qui t’ont appris la langue et d’être un homme qui réussit sa vie« , lui répond t’il dans un langage sage et très riche d’enseignements.
Pour anecdote, Omar qui l’a connu dans une courte durée et qui a fréquenté les hauts et les bas de ce monde injuste, n’a pas manqué de rappeller la qualité et forte personnalité de Mohand Oussaid après plus de 40 ans. » Mohand Oussaid. Je te remercie pour le geste noble que tu as fait avec moi. J’avais 12 ans, lorsque, tu m’avais dit que mon défunt père t’avait manqué respect et que tu ne voulais pas le frapper en pensant à ses petits enfants. C’est un souvenir d’enfance que je garde de toi. C’est surtout, ce geste noble qui m’a motivé de te rendre cette visite » lui a t’il rappeller.
Ému de revenir dans le temps, Mohand Oussaid lui répond: » Certainement. J’ai du l’aménager par rapport à ses enfants. Sinon, j’etais fort et je pouvais le frapper aisement » dit il a Omar qu’il remercie également de lui avoir rappelé ce bon geste de la vie.
Ces anecdotes parmis tant d’autres qui nous ramènent à penser et reflichir à toute une culture ancestrale que nous avons presque perdue malheureusement, et ce, pour ne pas dire, nous avons tout perdu, nous renseigne sur toute l’importance des valeurs et la bonté du coeur de mohand Oussaid Issaad qui a pleine de choses à raconter.
Originaire du village tizekht, mohand oussaid n’a pas manqué de présenter ses meilleurs vœux de la fête de l’aid El fitr à toute sa famille et amis en Algérie et en France et à tous les algériens. Santé et longue vie à mohand Oussaid. Aidek Mabrouk.
A.C

