Face à la flambée des prix des fruits et légumes qui augmentent malheureusement, chaque année dans le marché national, algérie62, est allé au fond du problème pour écouter et discuter, un tant soit peu, cette question éternelle dans une importante région, prise comme échantillon en termes de production agricole.
Situé à prés d’une dizaine de km du fameux barrage Tichihaf qui se trouve malheureusement en déclin depuis plusieurs années à cause de la sècheresse hydrique, le village Thansouth, cne Bouhamza, Daira Seddouk, wilaya de Bejaia, très connu en termes de production agricole dans la région alimenteune vingtaine de marchés de la région.
Afin de porter les préoccupations et inquiétudes, mais aussi la cupidité de bon nombre de producteurs et intermédiaire avides de gain facile, nous avons jugés important d’inviter et une dizaine d’agriculteurs du village Thansouth avec le Président de l’APC Bouhamza, M Sekhroui Madjid, ainsi que quelques élus, notamment M Sekhri, chargé des dossiers agricoles, afin d’échanger les idées et les expériences dans la transparence totale.
Vendredi 18 août à 18h00.
Allant directement dans le vif du sujet, plus d’une dizaine d’agriculteurs se sont rencontrés avec le P/APC de Bouhamza qui n’a pas manqué d’afficher sa disponibilité à les écouter et pour revenir aux préoccupations qui sont connues déjà de part et d’autre.
Selon les humeurs des agriculteurs, chacun soulève ses préoccupations. Les uns vont dans l’intérêt général et d’autres des personnes en particulier. « Cela fait des années que je possède la carte de fellah. Mais, malheureusement, je n’ai jamais bénéficié de la moindre aide ou avantages. Il n’y a que quelques-uns qui ont bénéficient des aides de l’Etat. Tout se passe en cachette », a-t-on regrette-t-on dans la majorité des témoignages et interventions.
Très attachés au travail agricole, Akli Keffi, père de famille vient juste attacher un chacal qu’il a cloué grâce à un moyen traditionnel. En plus d’autres problèmes, ce chacal détruits les fermes tout le temps.
Pragmatique et rationnel, Akli, n’a pas manqué de soulever d’emblée une des questions fondamentales qui revient dans le domaine agricole au niveau national. « Je ne suis pas propriétaire. C’est un bienfaiteur du village qui m’a légué sa terre pour la cultiver et la rendre utile. Ça appartient à une autre personne. Si demain, il décide de la reprendre, je serai au chômage et à la merci des autres. Pour avoir une carte de fellah, je dois demander au propriétaire de la terre pour me faire une procuration. Si non, je ne peux avoir cette carte de fellah, pour acheter les engrais aux prix de l’Etat et éviter le marché noir qui propose des produits double prix », déplore Akli qui recèle des qualités humaines et morale très élevées.
Mise en avant du marché de l’offre et de la demande
Plus d’une dizaine d’agriculteurs présent, partagent le même soucis et préoccupations. Manque d’eau et de l’électricité. Pas de machines agricoles. Pas de tracteurs, pas de transport. Les agriculteurs comptent sur leurs propres moyens pour se débrouiller, afin de poursuivre leurs travails agricoles qui consiste en la production de plusieurs dizaines de produits agricole pour répondre aux besoins du marché.
Passant du poivron, de la tomates fraiches, carottes, courgettes, salades, ainsi que du melon, pastèques, raisins, citrons, oranges et bien d’autres produits essentiels, que le consommateur achètent quotidiennement dans les villes et villages voisions et lointains. Un nombre important de client et consommateurs, familles se déplacent sur les lieux pour s’approvisionner en produits à partir des fermes.
Très réservé, un des agriculteurs a été poussé et encouragé pour exprimer des vérités en face. « Si l’on arrive à avoir les moyens nécessaires, les prix des fruits et légumes vont tourner autour de 50 à 100 DA seulement. Ce n’est pas à 150 da que l’on achète la tomate fraiche et le poivron à 200 DA », et de poursuivre « C’est un sacrifice que l’on fait pour atteindre le minimum. Faute de moyens, les prix sont toujours en augmentation et vous allez acheter à ce prix, B’lakessam nwan », dit-il avec véhémence. « Vous allez acheter les produits avec ces prix même ils sont cher Obligatoire Ndlr ». Faisant le parallèle avec les salariés et les retraités, notre agriculteur de race qui s’est libéré de son fardeau affirme pour convaincre « Je peux vous dire que les pensions des veuves sont mieux que nos revenus. Les gens ne travaillent pas dans l’agriculteur en plus le manque de moyens que l’on doit exploiter », révèle-t-il.
L’information au centre du développement
Plaçant le partage de l’information et de la communication au centre de toutes solutions aux problèmes posés, des agriculteurs avancent que le manque d’information sur l’agriculture et autres rencontres avec l’administration pour les accompagner et les informer des aides de l’Etat, sont quasiment absentes.
Afin de gagner la confiance des autres et travailler ensemble dans l’intérêt général et des agriculteurs qui produisent, on doit être responsable dans notre travail. « On doit penser avec les autres et non pas au dépend des autres », a-t-on indiqué en guise de message à quelques responsables de l’agricultures et travailleurs de l’administration qui font la sourde oreilles aux réclamations. « On nous reçoi pas et on ne nous informe pas les agriculteurs du village Thansouth. Ils font semblant de travailler mais en réalité, ils n’attendent que le salaire de la fin du mois au lieu de tenir compte des réclamations des agricultures, notamment ceux du village Thansouth qui compte le plus grand nombre de producteurs des fruits et légumes dans la région.
Le marché noir des engrais sévi
En vue de résoudre les problèmes qui se posent, les agriculteurs, conviennent de s’organiser autour des objectifs d’intérêt général. Mais, on ne fait que parler dans le vide. « Plusieurs agents et responsable de la commune et de la wilaya de Bejaia, sont venus, afin de transmettre nos messages et doléances à qui de droits surtout qu’il s’agit de zones d’ombres, mais aucun résultat », déplore-t-on.
Loin des masses médias pour faire le travail de transmission de l’information au pouvoirs public concerné et décider du sort et du développement de la localité agricole proprement dite, les agriculteurs ont pressenti notre présence comme une chance à saisir pour faire entendre leurs voix.
Et comme par hasard, le maire de Bouhamza, nous oriente vers un investisseur du village Thansouth qui employa plus de 20 personnes femmes. Cette entreprise est spécialisée dans la transformation des produits agricole est classée troisième au niveau national, selon un des responsables de la même société SNC Thansouth qui fait des exportations des produits agricole aux USA et au Canada depuis des années. Le projet est appelé à se développer d’avantage. Ce qui mérite toute l’attention des pouvoirs publics concernés, pour soutenir justement les projets à valeurs ajoutée au développement local.
Rencontré la veille du vendredi, soit jeudi 17 août, les quelques agriculteurs en pleins travail qui nous ont accordés un peu de leurs temps, a été presque une aubaine pour organiser une rencontre qui a réuni une dizaine d’agriculteurs du village Thansouth, avec le P/APC de Bouhamza qui a accepté volontiers de rencontrer les agriculteurs et ce, malgré toute sa disponibilité et ouverture d’esprit. Il a fallut approché et écouter les deux partie pour que la dynamique encontre soit signée entre quelques membres des autorités locale à leurs tête le P/APC avec une dizaine d’agriculteurs pour casser justement la routine et penser enfin au meilleurs jours, production et développement local.
Reportage réalisé par Amar CHEKAR


