Qualifié de grave ce que vient subir, l’islamologue Said Djabelkheir pour ses publications sur Facebook, au point de se retrouver devant la justice et menacé de prison pour avoir défendu ses idées librement sur les réseaux sociaux, l’islamologue et ancien mufti de la mosquée de Marseille Soheib Bencheikh, déplore. « Je suis vraiment choqué par cette situation et procès de Said Djabelkheir qu’on a intenté devant la justice. Je veux bien le rencontrer. Personnellement, je condamne cette action injuste. Le domaine métaphysique doit échapper au législative, à l’exécutif et le judiciaire. On doit protéger la liberté d’expression par la construction du débat. C’est vraiment grave d’emprisonner quelqu’un pour ses idées » a déploré Dr Soheib Bencheikh. Joint par téléphone, l’ancien mufti de la mosquée de Marseille, veut rentrer au pays à l’instar des milliers d’algériens bloqués en France ou dans d’autres pays, mais faute de transport aérien, Dr Bencheikh, spécialiste des questions de la religion, attend plus d’ouverture pour pouvoir passer ses vacances dans son pays natal. Evoquant la situation du pays du point de vue politique et sociale, cet islamologue n’a pas manqué de souhaiter voir et écouter beaucoup d’autres personnes et spécialistes de la trempe de Said Djabelkheir. On doit s’exprimer et encourager d’avantage les débats d’idées aussi bien pour les intellectuels et la presse nationale pour faire sortir le pays de la crise au lieu de s’enfermer. En plus de la pandémie de coronavirus qui complique d’avantage les situations, la liberté d’expression devra contribuer à l’enrichissement des idées contradictoires pour libérer les hommes Algérien de la peur et de la répression.
Amar CHEKAR

