Les enfants et la famille de Mohand Salem Bourouba 1921-2016, natif du village Thachoufath, Cne Bouhamza, wilaya de Béjaia, commémorent dans la douleur et le silence, le 10éme anniversaire du décès de leur cher père et regretté moudjahid authentique, le 14 avril 2016 à l’âge de 95 ans.
Comptant deux guerres dans son parcours de combattant durant la 2éme guerre mondiale en Allemagne de 1941 à 1948 et la révolution algérienne 1954-1962, les habitants du quartier du chahid Si Smail «Ex Rassauta » Cne Bordj El Kifane Alger, ont baptisés la grande rue de leurs cité au nom de feu Mohamed Salem Bourouba depuis les années 1960 en guise d’hommage et reconnaissance à la mémoire du bien aimé et respecté Mohamed Salem Bourouba que l’on garde jusqu’à présent «L’administration communale concernée a décidé de baptiser une autre ruelle en son nom que celle souhaitée et réclamée par la population du même quartier depuis », a-t-on appris auprès de nombreux citoyens qui
Faisant partie des rescapée de la 2é guerre mondiale, feu Mohamed Salem Bourouba, à continué son combat pour l’indépendance nationale dans l’organisation secrète de l’OS de 1952 à 1954 en compagnie du défunt personnage emblématique Mohand Tahar Ait Taaldjat du village Thamokra, ou il a assuré le dispatching du courrier entre plusieurs villages de la région, ou il arrive à faire 4 villages dans la même région montagneuse, jusqu’au déclenchement de la révolution algérienne.
Tenant compte de son expérience durant la 2é guerre mondiale en Allemagne et engagement dans l’organisation secrète OS depuis son retour au pays, le jour du déclenchement de la révolution Algérienne, le 1ér novembre 1954 à Minuit, qui pour l’histoire a été retardée de 3 mois dans la vallée de la Soummam par rapport aux Aures, a cause de conflit interne qui a été dénoué par le colonel Krim Belkacem, Mohamed Salem Bourouba, à 33 ans, promut au poste de chef de groupe de 16 militants de la cause nationale, s’est trouvé à l’école Lokri «Actuellement, école primaire Cheikh Aheddadh à Seddouk Ouffella, qui accueille les enfants de plusieurs villages voisins de la Cne et Daira Seddouk, Wilaya de Béjaia.
Une vie pour la liberté, la dignité et l’indépendance nationale
Mohamed Salem Bourouba à participé à plusieurs opérations militaires de l’ALN en mission à la ligne Charles Maurice aux frontières Algéro /Tunisienne, notamment en 1956/1957 ou il a eu son laissé passer échappé à la mort deux fois, un des rescapés du groupe à côté d’autres martyrs en citant nommément les noms de Si S’mail Boukider, Mokrane Oubsaa, Mokrane Oussaba, Ramdhani El Hadi, Salem N’Bouzid, Mohammedi Said, Said Ourezki et Naceri El Hachemi.
Ayant connu les affres des deux guerres, la première qui est la 2éme guerre mondiale 1941-1948, il a été mobilisé de force par les colons français depuis la caserne de Bir Touta à Alger et la révolution Algérienne de 1954-1962 pour l’indépendance nationale, Mohamed Salem Bourouba, s’est retrouvé dans la 2 région Militaire RM à Oran. Feu Chadli Bendjedda, officier de l’ALN dans la 2é région militaire à l’époque, lui a demandé de rester à Oran. Mais, pour des raisons familiales et le rapprochement de ses enfants, le chahid Mohamed Salem Bourouba a préféré revenir à Alger pour rester à côté de son enfants jusqu’à à son décès le 14 avril 2016 et enterrement et son enterrement le 16 avril 2016 à Alger.
A l’instar d’un nombre indéterminés de moudjahidine authentiques qui ont combattus pour l’indépendance nationale, la liberté, la justice et la dignité citoyenne contre le colonialisme français de 132 ans, le moudjahid Mohamed Salem Bourouba, a préféré le respect du serrement de la mémoire des martyrs en se retirant de toute activités politique et partisanes au dépend de l’intérêt général et national, d’où sa grande popularité et respect qu’on lui voue depuis auprès de toute la population du quartier Si Smail «Ex Rassauta » à Bordj El Kifane à Alger. Tout dans le respect de la mémoire des martyrs. Gloire aux martyrs de l’indépendance nationale.
Par Amar CHEKAR


