Mettant en avant la situation des prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim depuis le 23 septembre dans les prisons marocaines, l’ambassadeur Saharaoui a souligné » Les rapports et avis publiés par les organes de l’ONU confirmant le caractère arbitraire de l’arrestation d’un certain nombre d’entre eux, notamment du groupe Gdeim Izik », appelant à « des mesures pour les libérer immédiatement, leur rendre justice et les indemniser des préjudices subis. »
L’ambassadeur fait référence aux positions du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, qui avait précédemment qualifié l’arrestation de ces personnes de cas de détention arbitraire, demandant leur libération et une indemnisation pour les dommages subis, citant des rapports du Comité des Nations Unies contre la torture, qui confirmaient que ces détenus avaient été soumis à la torture et à des traitements cruels et dégradants.
Le porte-parole a déploré que le Comité international de la Croix-Rouge n’ait pas joué un rôle actif dans le suivi de la situation des prisonniers politiques sahraouis, l’appelant à « assumer ses responsabilités et à œuvrer pour contraindre l’occupation marocaine à respecter les lois et accords internationaux relatifs au traitement des détenus ».
Le makhzen cache la vérité à la communauté internationale
Concernant le dossier des Sahraouis disparus depuis 1975, il a révélé qu' » entre 500 et 600 personnes sont toujours portées disparues dans les prisons marocaines », soulignant que leurs familles « attendent toujours de recevoir des informations à leur sujet, étant donné le refus de l’occupant marocain de divulguer leur sort, même aux Nations Unies et aux organisations internationales compétentes ».
Le diplomate sahraoui a souligné la nécessité pour « la communauté internationale, les Nations Unies et leurs organes compétents d’agir pour découvrir le sort de ces personnes disparues, compte tenu des souffrances humaines, psychologiques et sociales que leurs familles endurent depuis des décennies », notant que cette question constitue l’un des aspects les plus marquants de la tragédie du peuple sahraoui.
Par ailleurs, M. Khatri Adouh Khatri a affirmé que la question sahraouie « bénéficie toujours d’une présence au niveau des organes de l’ONU, que ce soit dans le cadre de la Quatrième Commission de l’Assemblée générale de l’ONU, chargée des questions politiques spéciales et de décolonisation, ou au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU, qui examine chaque année le dossier du Sahara occidental et le renouvellement du mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental MINURSO ».
Il a estimé que le maintien de la mission de la MINURSO était une « nécessité » compte tenu de la « responsabilité juridique, politique et morale des Nations Unies de trouver une solution définitive au conflit », soulignant que toute voie de règlement de la question sahraouie « doit être fondée sur la légitimité internationale et garantir au peuple sahraoui l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance . »
Le Front Polisario a réaffirmé son engagement envers l’accord de règlement signé entre les deux parties au conflit, considérant que « l’organisation d’un référendum libre et équitable demeure le mécanisme qui permettra au peuple sahraoui d’exprimer sa volonté quant à son avenir ». Khatri Addouh a révélé qu’un symposium international de solidarité avec le peuple sahraoui sera organisé dans la capitale espagnole, Madrid, au cours du mois de novembre, dans le but de poursuivre la mobilisation internationale en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance.
A.C