La Cour d’Alger a repris, dimanche après-midi, les audiences du procès des accusés impliqués dans les deux affaires relatives au montage automobile et au financement occulte de la campagne électorale pour la Présidentielle d’avril 2019, et ce après le rejet de la demande introduite par le collectif de défense, relative à la non compétence et à la jonction des deux affaires.Le Collectif de défense des deux anciens Premiers ministres, Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia a invoqué des exceptions de procédure pour demander à ce que leurs mandants soient jugés au niveau de la Haute Cour de l’Etat (non encore créée), et ce conformément à l’article 177 de la Constitution, le quel stipule que cette Cour « est instituée pour connaitre des actes pouvant être qualifiés de haute trahison du président de la République, des crimes et délits du Premier ministre, commis dans l’exercice de leur fonction ».Dans le même sillage, le Collectif de défense des autres accusés dont des ministres, d’anciens cadres du ministère de l’Industrie et des hommes d’affaires ainsi que l’accusé Fares Sellal a, également, invoqué des exceptions de procédure pour l’abrogation de la décision de jonction des deux affaires montage automobile et financement occulte de la campagne électorale.
APS

